Église catholique en Brabant wallon

Archidiocèse de Malines-Bruxelles (Belgique)

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Temps de la purification et de l’illumination, et ses rites

Le temps de la purification, de l’illumination et de ses rites coïncide avec celui du Carême. En vivant l’appel décisif, les catéchumènes ont entendu et intériorisé que devenir chrétien, c’est avant tout répondre à l’appel du Christ par l’Eglise.

Les catéchumènes entrent alors dans le Carême, période qui coïncide pour eux avec ce nouveau temps de maturation appelé à être un temps de retraite spirituelle et de conversion.

C’est un temps où les accompagnateurs passent le relais aux parrains et marraines. Par leur participation aux rites, ils manifestent qu’ils ont été choisis pour veiller à la croissance de la vie baptismale (Rica 46) de leurs filleuls.

👉En savoir plus sur le choix et le rôldes parrains et marraines.

 

Le temps inauguré par l’appel décisif coïncide habituellement avec le Carême. Il est consacré à une préparation intense qui tient plus de la retraite spirituelle que de la catéchèse. Les catéchumènes, unis à la communauté locale, se préparent aux fêtes pascales et à l’initiation sacramentelle. Dans ce but, leur sont offerts les scrutins, les traditions, et les rites immédiatement préparatoires.

Cette période est aussi l’occasion, pour les catéchumènes, de se repréciser les choix qu’ils ont fait et qu’ils auront toujours, d’affermir leur désir continuel de conversion. L’expérience montre que ce temps peut être très important pour eux : combats intérieurs, surgissement de doutes et de peurs, pression de l’entourage, etc. Plus que jamais, ils ont besoin d’éprouver la force de Dieu, la prière et le soutien de tous.

Un itinéraire spirituel est proposé aux catéchumènes pendant ce temps. Il est jalonné par différents rites liturgiques, les trois scrutins, à vivre de préférence lors d’une messe avec la communauté, et les derniers rites préparatoires :  

Ligne du temps des scrutins pour l'année 2026

Trois scrutins

Trois scrutins, n’est-ce pas de trop ? La répétition de ce rite de fortification signifie que le combat spirituel est exigeant et demande du temps. Du temps, il en faut également pour accueillir le Seigneur qui est à mes côtés dans ce combat contre le mal, contre ce qui m’éloigne de Lui au quotidien.

Pourquoi ces rites ?

Les scrutins, que l’on célèbre solennellement le dimanche, sont accomplis au moyen des exorcismes. Ils ont ce double but : faire apparaître dans le cœur de ceux qui sont appelés ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir. Ils sont donc faits pour purifier les cœurs et les intelligences, fortifier contre les tentations, convertir les intentions, stimuler les volontés, afin que les catéchumènes s’attachent plus profondément au Christ et poursuivent leurs efforts pour aimer Dieu. Ils donnent aux futurs baptisés la force du Christ, qui est pour eux, le Chemin, la Vérité et la Vie.

Un regard d’amour, de lumière et de vie

Ces rites signifient aux catéchumènes et à la communauté que le regard de Dieu sur notre vie, c’est un regard d’amour, de lumière et de vie. Les catéchumènes sont appelés à se laisser transformer par ce regard, pour passer des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Dans leur lutte contre le mal, les ruptures auxquelles ils doivent consentir, ils ne sont pas seuls; le Christ sauveur leur donne l’eau vive, il est la lumière, il est la résurrection et la vie.1 C’est le sens des évangiles de l’année A (Jésus et la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, la résurrection de Lazare) et du missel pour célébrer les scrutins.

Une force donnée

A chaque “scrutin”, la prière et le geste d’exorcisme donnent aux futurs baptisés la force d’affronter le mal et le péché, pour être en mesure d’accueillir le don de Dieu.1

1 La Célébration des sacrements, présentée par Pierre Jounel, Nouvelle traduction du missel romain, Ed. Mame-Desclée

Parrains et marraines

Les parrains et marraines participent aux scrutins :

  • après l’homélie, les « appelés » se placent avec leurs parrains et marraines devant le célébrant. Rica 155
  • pendant la prière litanique, les parrains et marraines posent la main droite sur l’épaule de leur filleul. Rica 156

Une catéchèse pour ouvrir au rite

Prenez un temps avec les catéchumènes avant la célébration du rite pour ouvrir l’évangile proclamé lors du scrutin. La méthode « Rencontre avec Jésus le Christ » propose une fiche les évangiles de chaque scrutin :

  • La Samaritaine Jn 4, 5-42
  • L’aveugle-né Jn 9, 1-41
  • La résurrection de Lazare Jn 11, 1-45

Par la liturgie, le catéchumène découvre la foi naissante de la Samaritaine, la prosternation de l’aveugle-né et la profession de foi de Marthe. Au fur et à mesure de ces trois dimanches de Carême, la liturgie donne à voir Jésus source d’eau vive, Jésus lumière et Jésus résurrection et Vie.

Une catéchèse mystagogique

Une catéchèse mystagogique s’appuie sur l’expérience liturgique vécue et permet de faire un pas de plus dans l’entrée du mystère qu’est la présence du Seigneur et son action au cœur de la liturgie.

Retrouvez les principales caractéristiques de la catéchèse mystagogique ci-dessous..

Graphique présentant les caractéristiques de la mystagogie

👉Pour aller encore plus loin, lisez l’article de L.M Chauvet La mystagogie aujourd’hui, jusqu’où?

Sa mise en œuvre demande de :

  • choisir un rite, un geste, une attitude, une parole
  • prendre appui sur la Parole de Dieu
  • permettre une interpellation personnelle et une action de grâce
  • inviter à un agir chrétien.

Les catéchèses mystagogiques des pères de l’Eglise écrites pour les scrutins sont une source d’inspiration pour rédiger une catéchèse mystagogique

Quand célébrer les scrutins ?

Ils sont célébrés les 3ème, 4ème et 5ème dimanche du Carême. Consultez la ligne du temps de début de page.

Comment les célébrer ?

Premier scrutin

Présentation de la célébration du premier scrutin pour les catéchumènes

Deuxième scrutin

Présentation de la célébration du 2ème scrutin pour les catéchumènes

Troisième scrutin

Présentation de la célébration du troisième scrutin du parcours de catéchuménat

Traditions

Les traditions visent à l’illumination des futurs baptisés. L’Eglise, depuis toujours, leur transmet avec amour les trésors qu’elle garde depuis l’Antiquité comme l’essentiel de sa foi et de sa prière : le Symbole de la foi (Je crois en Dieu) et l’Oraison dominicale (Notre Père). En recevant le Symbole qui rappelle les hauts faits de Dieu pour le salut des hommes, ils prennent plus profondément conscience du nouvel esprit filial qui leur fera donner à Dieu le nom de Père, plus particulièrement au sein de l’assemblée eucharistique.

Comment les célébrer ?

Elles se font en présence de la communauté, pendant une messe de semaine ou dans la célébration dominicale d’un des scrutins.

Tradition du Symbole de la foi

La première des traditions est celle du Symbole, que les catéchumènes sauront par cœur, et qu’ils rediront publiquement le samedi saint (nn. 188-193).

La tradition du Symbole de la foi se fait la semaine qui suit le premier scrutin ou à sa suite lors de la célébration.

Si cela se fait lors d’une célébration en semaine, les lectures sont adaptées au rite. A partir de ces lectures, l’homélie permet de préciser le sens et l’importance du Symbole tant pour la catéchèse déjà reçue que pour la profession de foi qui sera proclamée au baptême et gardée pour la vie. Rica 179

Tradition de l’Oraison dominicale

On transmet aux catéchumènes l’Oraison dominicale ou Prière du Seigneur (Notre Père). Depuis l’Antiquité, elle est la prière spécifique de ceux qui, par le baptême, ont reçu l’adoption filiale ; les néophytes la diront avec les autres baptisés à la première célébration de l’eucharistie à laquelle ils participeront.

La tradition du Notre Père se fait dans la semaine qui suit le troisième scrutin ou à sa suite lors de la célébration.

Si la tradition du Notre Père se fait lors d’une célébration en semaine, les lectures (Rica 184) sont adaptées au rite.

Derniers rites préparatoires

Là où les catéchumènes peuvent être réunis ce même jour (samedi saint) pour une retraite spirituelle ou la prière, on leur proposera les rites suivants (en choisissant selon les cas ceux qu’il convient de célébrer) : la reddition du Symbole, le rite de l’Effétah, le choix d’un prénom chrétien, et l’onction d’huile des catéchumènes, puisqu’habituellement elle n’est pas accomplie lors de la veillée pascale.

Reddition du Symbole de la foi : Rica 188 à 193

Les catéchumènes proclament publiquement la foi au cours d’une liturgie de la Parole. Ce rite les préparer à la profession de foi baptismale et à leur mission d’annoncer l’Evangile.

Rite de l’Effétah : Rica 194 à 196

Ce rite est souvent apprécié des catéchumènes parce que ce geste a été accompli par Jésus lui-même. Par son symbolisme, il exprime la nécessité de la grâce pour entendre la Parole de Dieu, et la proclamer pour le salut.

Choix d’un nom chrétien : Rica 197 à 199

Ce choix est prévu s’il n’a pas été fait plus tôt (à l’entrée en catéchuménat par exemple).[…] Un nom chrétien (qui peut s’ajouter au premier nom) est alors donné au cours d’une liturgie de la Parole dont les textes sont très riches (Rica 198)

Onction d’huile des catéchumènes : Rica 200 à 201

L’onction d’huile peut être célébrée pour elle-même, ou bien comme préparation à la reddition du Symbole, ou comme prolongement de ce rite. Elle fortifie le courage des catéchumènes, elle signifie à ceux qui vont recevoir le baptême que la force du christ agira dans leur faiblesse pour lutter contre le mal.