Église catholique en Brabant wallon

Archidiocèse de Malines-Bruxelles (Belgique)

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L’Assomption : pourquoi tant d’amour pour Marie ?

Chaque année, la fête de l’Assomption suscite une ferveur populaire qui peut étonner. Processions, pèlerinages, prières adressées à Marie : certains chrétiens s’interrogent parfois sur la place qu’occupe la mère de Jésus dans la vie de l’Église.

Pourquoi tant d’amour pour Marie ?

Il faut reconnaître que ces questions sont légitimes. Les Écritures parlent relativement peu de Marie et ne racontent pas son Assomption. Les premiers siècles chrétiens ont surtout concentré leur attention sur le Christ. Même aujourd’hui, la liturgie conserve une grande sobriété : dans la prière eucharistique, Marie est honorée, mais elle n’est jamais placée au centre. Le cœur de la foi demeure toujours le Christ mort et ressuscité.

L’Église elle-même distingue clairement l’adoration, qui n’est due qu’à Dieu, de la vénération offerte aux saints. Marie n’est pas adorée. Elle est aimée et honorée comme la première des croyantes.

Car la dévotion mariale n’est pas une obligation. Elle est avant tout un choix du cœur.

La dévotion à Marie, un choix

Photo : Sanctuaire de Lourdes, et Pèlerinage diocésain de Malines Bruxelles en 2014

Nous savons tous ce qu’est l’amour des parents pour leurs enfants. C’est une réalité universelle qui traverse les cultures et les siècles. Les Évangiles nous montrent la discrète fidélité de Joseph, gardien attentif de Jésus et de Marie. Ils nous laissent aussi deviner la tendresse d’une mère qui a porté son enfant, l’a nourri, consolé, protégé et accompagné dans les années silencieuses de son enfance.

Parmi tous les êtres humains, Marie est celle qui a aimé Jésus la première.

Bien avant les foules, les apôtres et les disciples, il y eut le regard d’une mère posé sur l’enfant de Bethléem. Et lorsque les chrétiens se tournent vers Marie, c’est souvent cette intuition toute simple qui les guide : aimer celle qui a aimé le Christ avant eux.

Le 15 août, la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption célèbre précisément l’aboutissement de cette histoire d’amour.

L’Église croit que Marie a été pleinement associée à la victoire de son Fils sur la mort. Celle qui a donné sa chair au Verbe incarné participe déjà à la gloire de la résurrection. Non pas parce qu’elle serait une déesse ou une exception étrangère à notre condition humaine, mais parce qu’elle est la première à recevoir pleinement ce que Dieu promet à tous ses enfants.

Marie nous précède sur le chemin.

En elle, l’Église contemple déjà son propre avenir. Ce qui s’est accompli dans le Christ, premier-né d’entre les morts, commence à porter son fruit dans l’une des nôtres. L’Assomption est ainsi la fête d’une espérance : celle d’une humanité appelée à partager la vie même de Dieu.

En regardant Marie élevée dans la gloire, les croyants ne détournent pas leur regard du Christ. Au contraire, ils contemplent la puissance de sa résurrection déjà à l’œuvre dans celle qui l’a aimé la première et qui nous devance désormais dans la maison du Père.

Jacques Bihin, Service Liturgie

Comment fêter le 15 août ?

Le plus simple, c’est de vous rejoindre à une messe de l’Assomption dans la paroisse la plus proche de chez vous. Pour la trouver, checkez le EgliseInfo, le GPS des clochers en Belgique.

A Ittre, en Brabant wallon, la fête du 15 août est une grande fête et donne lieu à une procession.

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