Église catholique en Brabant wallon

Archidiocèse de Malines-Bruxelles (Belgique)

Église catholique en Brabant wallon

 

Fête de la Présentation de Jésus au Temple, 2 février

Ce mercredi 2 février, une belle fête du Christ, la présentation de Jésus au Temple, risque de passer à la trappe simplement parce qu’elle est célébrée en semaine. Et pourtant cette fête a de belles choses à nous dire !

Tout d’abord, le choix de sa date : quarante jours après la fête de Noël. Si elle ne fait plus partie du temps de Noël, elle vient en clôturer les solennités (Noël et Épiphanie).

Ensuite, elle nous montre comment Dieu se manifeste à des personnes humbles quand celles-ci sont capables de s’ouvrir à l’amour, la valeur divine par excellence. Il en va ainsi du vieillard Syméon, « un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui, lui qui avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple, juste au moment où les parents y présentaient l’enfant Jésus[1] ». Syméon reconnait en Jésus encore tout bébé (il n’a que quarante jours !), le Christ, le Salut et la Lumière des nations. Quelle ouverture de cœur, quelle humilité et quelle docilité pour voir tout cela en ce bébé.

Même expérience pour Anne, la prophétesse « demeurée veuve, après sept ans de mariage, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière[2] ». Elle aussi, toute humble et disponible aux signes de Dieu, reconnaît en ce bébé le Sauveur d’Israël, Celui qui donnera sens à la vie, qui délivrera l’être humain de ses péchés ou autrement dit de ses manques d’amour envers Dieu et son prochain, en aimant les siens jusqu’au bout, jusqu’à donner sa propre vie comme un pain rompu… Anne, à son tour, « proclame les louanges de Dieu ».

Cette fête célèbre aussi la rencontre du Seigneur avec son peuple comme nous le rappelle la première lecture de l’eucharistie du jour : « Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient –dit le Seigneur de l’univers ». Et nous apprenons par Syméon et Anne, cités dans l’Évangile, que cette rencontre entraîne la joie, la louange. Rassemblés pour l’eucharistie, nous rencontrons aussi le Seigneur entre nous, à travers sa Parole et son corps livré pour nous.

Enfin, cette fête est la fête de la lumière. Le ton en est donné par l’entrée en procession où chaque fidèle tient un cierge allumé qui signifie le Christ comme vraie lumière. Le cierge ne sera éteint qu’après avoir écouté l’Évangile, la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, ici selon saint Luc. Évangile qui nous rappelle l’émerveillement et la reconnaissance du Christ, comme Lumière des nations, par Syméon.

Comme dans toutes liturgies, les rites sont là pour nourrir la foi et pour exprimer sa foi. Il donc important de bien les accomplir, non pas en tombant dans le rubricisme (= le rite pour le rite), mais tout simplement en croyant à ce que l’on célèbre -même si ce sont les yeux du cœur qui voient en premier. En ce temps de pandémie où nous avons été tellement privés des rites, ce serait vraiment dommage de ne pas les reprendre dès que nous en avons l’occasion. Ici, le rite de la lumière, s’il peut se faire, reviendra nous dire, au creux de cet hiver, que la lumière qu’est le Christ est vraiment victorieuse de nos ténèbres et seule guide vers les chemins de paix, les chemins de Dieu.

Service de la Liturgie

Écoutez l’émission 1RCF consacrée à cette fête !

 

Le 2 février à 18h, célébration à Bruxelles pour notre archidiocèse,
présidée par notre archevêque, le cardinal Jozef De Kesel


Pistes pour solenniser une célébration

Suggestions musicales

Cantique de Siméon NT3

Joyeuse lumière

Splendeur jaillie du sein de Dieu

Lors de l’eucharistie

Si l’espace et les lieux le permettent, formez une belle assemblée à l’extérieur de l’église. Chacun reçoit un cierge éteint ; le prêtre ou le diacre introduit la fête avant de prononcer une bénédiction sur les cierges. Ceux-ci sont alors allumés. Commence alors la procession à la suite du prêtre, du diacre et des servants d’autel. L’assemblée porte avec joie et dignité les cierges allumés jusqu’après la proclamation de l’Évangile.

Et si l’espace est trop petit pour se mettre en marche et faire une procession à l’intérieur de l’église, le prêtre peut, au nom des fidèles, se tenir seul à l’extérieur de la porte de l’église, avancer dans la nef jusqu’à un point défini, bénir les cierges, puis, à partir du sien qu’il vient d’allumer, partager la lumière qui se répand alors dans l’assemblée. Il continue ensuite la procession jusqu’à l’autel. L’assemblée garde les cierges allumés jusqu’après la proclamation de l’Évangile.

Pensez à regarder ce que propose si bien la nouvelle traduction du Missel romain (pp. 625-632) !

Lors d’un temps de prière

Pendant que l’on chante (ou écoute) le chant Joyeuse lumière, une personne allume les cierges ou luminions placés devant l’évangéliaire (le livre qui ne contient que les évangiles), ou une Bible, ou encore devant une icône de la présentation de Jésus au Temple ou au pied de l’autel.

Un temps de Lectio divina peut alors être vécu à partir de l’Évangile du jour (Luc 2, 22-32). Pour vous y aider : Lectio divina – Nourrir ma foi

Une prière partagée où chacun est invité à rendre grâce pour la façon dont Jésus est lumière pour sa vie ou comment une personne a illuminé un moment de sa vie ou une demande pour être une lampe pour les autres.

La célébration peut se poursuivre avec le Cantique de Syméon (voir ci-dessus).

Une oraison pour conclure, par exemple celle proposée pour l’eucharistie du 2 février : « Dieu éternel et tout-puissant, Dieu de majesté, nous t’adressons cette prière : puisque ton Fils Unique, ayant pris notre chair, fut en ce jour présenté dans le Temple, fais que nous puissions avec une âme purifiée, être présentés devant toi. Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. Amen. »

Ou « Seigneur, donne-nous l’espérance du vieillard Syméon, la fidélité d’Anne la prophétesse et leur disponibilité à l’Esprit Saint afin de te reconnaître Toi la vraie lumière, seul guide de nos pas vers le bonheur et la paix que tu promets, Jésus ton Fils notre Seigneur. Amen. »

Et la célébration se clôture par un chant à la Vierge, tel que :

Belle fête de la présentation du Seigneur au Temple !

Service de la Liturgie

[1] Luc 2,26-28

[2] Luc 2,36-38


L’illustration a été trouvée sur le site de la Liturgie catholique en France ; elle représente une procession aux flambeaux à l’occasion de la fête de saint Nicolas, en Lorraine. Malgré nos recherches, nous n’avons pas trouvé son ©.

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