Église catholique en Brabant wallon

Archidiocèse de Malines-Bruxelles (Belgique)

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Devine qui vient déjeuner ?

Dimanche 10 décembre 2023, les paroisses du centre de Nivelles ont organisé un dimanche autrement un peu spécial. Les paroissiens et paroissiennes pouvaient s’inscrire pour participer à un petit-déjeuner chez l’habitant, histoire de se rencontrer autrement.

Nous avons interviewé Koffi Lawson, membre de l’équipe d’animation pastorale, et instigateur, avec sa femme, de cette initiative.

D’où vous est venue l’idée de ce déjeuner ?

« L’idée murit depuis deux ans dans notre tête. Nous souhaitions tisser du lien et contribuer à construire une communauté paroissiale vivante et attirante, » explique Koffi.

« Les parents de ma femme sont proches d’une communauté protestante. Ils organisent un souper sur le mode Devine qui vient dîner ce soir ? C’est-à-dire que des membres de l’Église proposent de préparer un repas pour un certain nombre de personnes. Ils ne savent pas qui viendra souper. Et c’est les organisateurs du projet qui envoient des invités. »

« Puis, l’année dernière, avec un petit groupe de paroissiens et paroissiennes de Nivelles, nous avons participé au Congrès Mission. Lors de l’atelier sur « Comment dynamiser l’Église et sa paroisse avec des petits projets ». Je me suis dit que cette idée de repas partagé devait être concrétisée. »

« Pour faciliter les choses, nous avons décidé, en équipe d’animation pastorale, d’organiser un petit-déjeuner plutôt qu’un souper. C’est plus facile à préparer qu’un repas complet. »

Quel a été le processus de mise en œuvre ?

« Tout d’abord, nous avons proposé aux paroissiens et paroissiennes de s’inscrire, soit en tant qu’accueillant.e ou qu’accueilli.e. Cette inscription pouvait avoir lieu via un formulaire en ligne ou via un formulaire papier disponible au fond des églises. »

« Trois semaines plus tard, nous avons dépouillé les résultats et commencé à associer les gens. Il fallait que dans chaque groupe, il y ait au moins trois foyers représentés. En effet, il est plus facile de créer des liens à trois, plutôt qu’à deux. Cela permet d’éviter l’effet face-à-face qui peut être intimidant, » explique Koffi.

« Puis nous avons informé les personnes du nombre de convives qui viendraient chez elles. Ou de l’adresse où ils et elles étaient attendu.e.s. Nous n’avons pas communiqué les noms des participants afin de garder la surprise. »

Marie, accueillante, témoigne : « Ne pas savoir qui allait venir était très chouette. Avec mon mari et les enfants, nous étions impatients de découvrir les visages qui sonneraient à notre porte ! »

Avez-vous déjà vu des fruits ?

Au total, ce sont 70 personnes qui ont pris part à l’opération, dont 25 enfants. Après le petit-déjeuner, tous étaient invités à venir à la Collégiale pour la messe dominicale.

« C’était très beau de voir les gens arriver dans l’église en petit groupe. J’ai l’impression que les personnes se sont assises aussi plus à l’avant de l’église que d’habitude, » note Koffi. « On sentait une ambiance particulière, plus chaleureuse. Les gens souriaient en arrivant. »

« Pendant la messe, ajoute Koffi, nous avons imaginé, juste après l’homélie, que les personnes discutent avec leurs voisins de ce qui s’est vécu lors de ces petits-déjeuners. Et de nouveau, pendant quelques minutes, les personnes se sont tournées vers leurs voisins dans un brouhaha très convivial. L’occasion encore de mettre un nom sur de nouveaux visages !

Et dernière étape, un verre de l’amitié a conclu la messe !

Petits retours des participants

La dame qui a reçu Koffi et sa famille a expliqué pendant le repas qu’elle était impatiente de ce moment. Cela lui rappelait les repas familiaux avec ses parents. La vie paroissiale est une bouffée d’oxygène pour elle.

Pour Laura, c’était déroutant d’être simplement accueilli, sans rien devoir apporter pour contribuer au repas.

De son côté, Marie-Lise indique avoir proposé d’accueillir des gens chez elle, comme un moyen de tisser des liens. C’était important après le décès de son mari quelques mois auparavant.

« Tout de suite, les discussions autour de la table ont quitté le sujet de la météo, sans pour autant se fixer sur la religion. J’ai pu découvrir les parcours de personnes très différentes et très inspirantes ! En tant que nouvelle arrivée sur Nivelles, j’en ai aussi appris beaucoup sur l’histoire de la ville et de la paroisse, » indique Nathalie.

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