Le 11 juillet, l’Église célèbre saint Benoît. C’est l’occasion de rendre grâce pour la présence des communautés bénédictines qui enrichissent la vie spirituelle de notre vicariat du Brabant wallon :
- le Monastère de Clerlande à Ottignies-Louvain-la-Neuve,
- le Monastère Notre-Dame de l’Alliance à Rixensart,
- ainsi que la petite communauté de Bossut, rattachée à ce dernier.
- Dans les prochains mois, le vicariat se réjouit d’ailleurs d’approfondir sa collaboration avec le Monastère de la Sainte-Alliance afin de développer ensemble de nouvelles propositions de prière, de formation et d’accompagnement spirituel. On vous en dit plus très vite. Petit indice, c’est le Service Vie Spirituelle qui travaille dessus.

Pourquoi l’Église accorde-t-elle une telle importance à saint Benoît ?
Parce que son influence dépasse largement le cadre des monastères. Au VIᵉ siècle, alors que l’Europe traversait une période de profondes mutations, il a donné à la vie monastique une règle fondée sur l’équilibre, la stabilité, la prière, le travail et la vie fraternelle. Cette sagesse a profondément marqué la culture européenne, au point que saint Benoît est devenu le patron de l’Europe.
Sa Règle ne recherche ni les exploits spirituels ni les mortifications extraordinaires. Elle privilégie la mesure, la paix, l’humilité et la persévérance. Dès les premières pages, Benoît recommande que l’abbé gouverne avec discernement « afin que les forts aient toujours ce qu’ils désirent et que les faibles ne se découragent pas ». (Règle de saint Benoît, au chapitre 64)
Quelle étonnante modernité ! Le véritable responsable n’est pas celui qui impose la même exigence à tous, mais celui qui accompagne chacun selon ses forces.
C’est précisément ce témoignage que continuent d’offrir aujourd’hui les communautés bénédictines. Dans une société marquée par la vitesse, le bruit et l’individualisme, elles sont des lieux de silence, de prière, d’écoute et d’hospitalité. Beaucoup viennent y retrouver la paix intérieure, relire leur vie ou discerner un chemin.
La présence de ces communautés est une véritable grâce pour notre vicariat. Elles nous rappellent que l’Église grandit aussi grâce à des femmes et des hommes qui, dans la discrétion et la fidélité, consacrent leur vie à chercher Dieu et à accueillir leurs frères.
En cette fête de saint Benoît, remercions-les pour leur prière et leur témoignage. Puisse la collaboration qui s’ouvre avec le Monastère de la Sainte-Alliance permettre à un plus grand nombre de découvrir la richesse de cette tradition spirituelle, toujours vivante et toujours féconde.
Jacques Bihin, Service de la Liturgie





