Interpellant et vivifiant, voilà ce qui ressort de la 5ème édition du weekend Laudato Si de la Pentecôte. Pour certains, c’est un ressourcement annuel essentiel, pour d’autres, ce fut une découverte. Retour sur ce weekend au soleil et au grand air sur le thème “une terre en commun.”
Se laisser dérouter...
Cette année, le programme du weekend Laudato Si a provoqué quelques questionnements et remises en question.
La veillée du vendredi soir nous a directement plongés au cœur du sujet. Qu’avons-nous que nous n’ayons pas reçu ? Quelles sont nos richesses matérielles ou autres ? Sommes-nous bien conscients de l’importance de la destination universelle des biens ? Comment mettons-nous nos richesses au service du bien commun ? Chacun a été invité à y réfléchir personnellement et à prendre l’une ou l’autre décision pour sa vie.
Mais c’est surtout la table ronde du samedi après-midi qui a suscité le plus de questions. Autour de la table, cinq intervenants aux profils variés :
- Geneviève Frère, coordinatrice de la House of compassion à Bruxelles,
- Natacha Mugisi Tchitembo, réfugiée et fondatrice d’un collectif pour protéger les femmes et enfants réfugiés sans papiers.
- Nicolas Van Nuffel, responsable du plaidoyer au CNCD 11.11.11 et ancien président de la Coalition Climat.
- Matthias Petel, doctorant en droit et membre du collectif Bâtir le Bien Commun
- Jean-Baptiste Ghins, philosophe et membre du collectif Bâtir le Bien Commun.
Cinq personnes différentes, cinq manières d’envisager le monde et la lutte pour la justice sociale et environnementale.
De l’engagement politique, à l’action avec les populations en détresse en passant par la nécessaire collaboration avec des acteurs variés, chaque témoignage présentait une manière forte de s’engager. Ils ont aussi mis en lumière le défi de rester fidèle à ses convictions tout en travaillant avec d’autres.
Ce qui ressort de ces échanges ? L’enseignement social de l’Église est une pépite pour discerner comment agir en chrétien au quotidien.
... et goûter la paix et la joie
Plus beau d’année en année, le grand tilleul central de la colline de Pénuel procure l’ombre nécessaire pour s’asseoir à son pied. Cet arbre devenu symbolique avec ses 3 troncs nous rappelle la Trinité, bien ancrée dans le sol de notre terre et nous invite à rentrer dans la communion en Dieu avec toute la création.
Cette communion a trouvé son apogée dans la célébration de l‘eucharistie de Pentecôte dimanche matin. Le feu de de l’Esprit Saint est descendu dans les cœurs, nous appelant à sortir de nos enfermements et ne plus avoir peur.
Père Sandro, marqué par son expérience d’aumônier de prison (et qui comprend donc bien ce que sont des enfermements) a partagé une homélie forte et nourrissante comme un point d’orgue qui clôture l’invitation à la conversion profonde déployée durant le WE.
De nombreux participants ont témoigné de l’apaisement qu’ils ont ressenti durant ce weekend. Beaucoup ont aussi été marqués par la joie simple et profonde des enfants jouant, à cœur joie, dans l’herbe fauchée.
Vous souhaitez faire l’expérience d’un temps Laudato Si ?
Il n’est pas trop tard, inscrivez-vous au Laudato Si Summer Camp! Cette année, il a lieu du 14 au 18 juillet à Quartier Gallet, près de Beauraing.






