Découvrez notre dernier portrait ! Aujourd’hui, nous avons rencontré Amélie Ranjard, mère de famille. Elle nous partage comment la prière des mères la soutient dans la transmission de la foi à ses enfants.
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Amélie Ranjard, mariée depuis près de 15 ans. Mère de 4 enfants entre 8 et 14 ans, et depuis la naissance de la dernière, je me suis lancée en tant qu’indépendante en couture. Cela me permet de plus être disponible pour les aléas de la vie de maman, d’autant plus que mon mari est dans la marine marchande.
La transmission de la foi à vos enfants est-elle une question existentielle pour vous ?
Pour nous, cela était évident de transmettre la foi à mes enfants. Elle me nourrit énormément et me rend heureuse. Je ne pouvais pas ne pas transmettre ça à mes enfants.
Depuis qu’ils sont nés, nous faisons chaque soir la prière en famille dans notre petit coin prière domestique. Nous allons aussi chaque dimanche à la messe. Même quand cela est compliqué. Cela montre à nos enfants la place essentielle de la messe pour nous. C’est en participant à la messe chaque semaine que les enfants apprennent à la vivre et à la comprendre.
Vous faites partie d’un groupe de Prière des Mères. Qu’est-ce que c’est?
La Prière des Mères est un groupe de prière lancé initialement en Angleterre en 1995 par une mère de famille catholique, Veronica Williams. Touchée par les défis auxquels les jeunes sont confrontés, elle a eu l’intuition de rassembler des mères pour prier pour leurs enfants. Depuis, des milliers de groupes existent dans près de 120 pays. Pour rencontrer un groupe de prière des mères près de chez vous : belgium.french@mothersprayers.org
Que se passe-t-il dans un groupe de Prière des Mères ?
Chaque semaine, les participantes suivent un déroulé type. Elles puisent des prières et réflexions dans un livret conçu par la fondatrice, lisent et méditent l’évangile du jour, et terminent leur prière en confiant chacun de leurs enfants à Dieu en déposant son nom dans un panier au pied de la Croix du Christ.
La particularité de la Prière des Mères est de se réunir, en général, à tour de rôle chez chacune des participantes. Ici à La Hulpe, c’est un peu différent, et nous nous réunissons dans l’oratoire de l’église Saint-Nicolas.

Qu’est-ce que cela vous apporte ?
La Prière des Mères m’a aidé à gagner en confiance et lâcher prise. Je cherche moins à tout maîtriser de la vie de mes enfants. J’apprends à faire confiance à Dieu. Je donne ce que je peux et Dieu complète.
Quel est le profil et l’âge des participantes ?
Pour faire partie du groupe, il n’est pas nécessaire d’être mère. Certaines femmes viennent et confient leur désir d’enfant, leurs filleuls, les enfants dans leur entourage. Nous avons aussi de toutes jeunes mamans, et des grands-mères, voire des arrière-grands-mères !
Pourquoi prier ensemble et pas seule ?
Prier en groupe apporte du soutien. Nous avons pris l’engagement de participer activement à la Prière des Mères et en cela, nous nous soutenons. Je pense aussi que notre prière en groupe a plus de force. Jésus lui-même nous invite à prier à deux ou trois.
Quel est le plus grand défi des mamans chrétiennes actuellement ?
Je pense que le plus grand défi est de transmettre la foi et les valeurs chrétiennes dans un monde qui ne les partage plus nécessairement. Ici à La Hulpe, nous avons la chance que la paroisse soit très vivante, avec notamment une chorale des enfants, des acolytes… Nos enfants évoluent avec beaucoup d’amis qui partagent cette foi. Et cela les encourage.
Une de vos grandes joie de maman chrétienne ?
Je dirais que c’est de voir grandir mes enfants dans l’espérance qu’ils deviennent des adultes nourris par la foi.
Y a-t-il des saintes mères de famille qui vous inspire ?
Comme sainte et mère de famille, je connais Zélie Martin – la mère de Sainte Thérèse de Lisieux… Mais je dirais que c’est la Sainte Vierge qui m’inspire au quotidien.





