Avez-vous déjà expérimenté le cœur à cœur avec Jésus ? Martine Cousin nous répond : OUI ! Et c’est devenu essentiel pour elle. Elle animera une retraite pour apprendre l’oraison en octobre prochain au Monastère de l’Alliance à Rixensart.
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L’oraison à l’école des saints
Touchée par le témoignage de Mère Teresa, qui affirmait que toute son œuvre reposait sur son heure quotidienne d’oraison, Martine découvre peu à peu que la force de cette prière ne vient pas d’une expérience exceptionnelle, mais de la fidélité quotidienne. Elle confie que, dans les périodes difficiles, l’oraison l’a tenue debout, a gardé vivante sa confiance et nourri son abandon entre les mains de Dieu.
De même, elle entend les propos de Marthe Robin au sujet de l’oraison : « Ta vie vaudra ce que vaut ton oraison. »
Membre des équipes Notre Dame avec son mari, la Parole du Père Caffarel fait résonne aussi : « «Si vous essayez de vous entretenir avec Lui, il se passera quelque chose… moins d’inquiétude, plus de calme… et surtout Dieu moins incertain. » Le couple décide de se former avec lui. Petit à petit, l’oraison s’ancre dans leur quotidien.
Quels sont les fruits de l’oraison ?
Pour Martine Cousin, ce n’est pas une oraison en particulier qui a marqué sa vie, mais son habitude d’oraison quotidienne. « A posteriori, dans les périodes difficiles, je vois bien que c’est l’oraison qui m’a tenue debout, qui m’a permis de demeurer dans l’abandon et la confiance en Dieu, » relate-t-elle. « L’expérience m’a montré que je n’ai pas eu à le regretter. »
Comme le dit le Père Caffarel, après quelques jours ou quelques semaines, vous remarquerez du changement en vous : une certaine joie de vivre ! C’est exactement ce dont les gens témoignent lors des retraites d’oraison. Martine Cousin se souvient de Nadia, une retraitante qui disait : « Dans ma vie, rien n’a changé. Mes problèmes sont toujours là. Mais en fait tout a changé. Je suis plus paisible, plus confiante, plus heureuse. Je ne pourrais plus m’en passer. »
La joie de transmettre
Plus tard, le père Caffarel propose aux époux d’animer des « écoles d’oraison » afin de permettre à d’autres de goûter les bienfaits de cette prière. C’est le début d’un apostolat.
Mais en fait, c’est quoi l’oraison ?
Pour la formatrice, tous les humains ont soif d’aimer et d’être aimé. Et qui mieux que le Christ peut étancher cette soif ? Face au stress et à l’angoisse, il serait facile de se laisser aller à la désespérance. L’oraison nous permet de placer notre confiance en Jésus. De se reposer en Lui qui nous répète inlassablement : « N’ayez pas peur ! »
Martine Cousin en est persuadée, si tous les chrétiens pratique l’oraison, l’Église sera animée par des hommes et des femmes mû·e·s par l’Esprit Saint. « On pourrait avoir de belles surprises, » s’exclame-t-elle !
Est-ce que l’oraison est synonyme de prière ?
« L’oraison est une prière personnelle, intériorisée, » nous dit-elle. « Elle nous fait rentrer dans un cœur à cœur avec le Seigneur. »
Saint Ignace disait : « l’oraison c’est comme parler à un ami, mais c’est aussi savoir se taire pour l’écouter. »
Dans la retraite, on apprend ce qui fait partie du silence et ce qui ne l’est pas. Quant à la Parole de Dieu, elle est au cœur de l’oraison ; c’est par elle qu’on apprend à mieux connaître Dieu et donc à mieux le servir.
L’oraison a été transmise à travers les siècles par de nombreux saints. Le Père Caffarel, nourri de ces différentes écoles spirituelles, en a reçu l’essentiel et l’a fait fructifier. Il en a développé une pédagogie simple, claire et accessible à tous, permettant à chacun d’entrer dans une véritable rencontre avec Dieu.
Quel sont les défis de l’oraison ?
Martine Cousin en voit trois :
- Prendre du temps chaque jour. Primordial.
- Persévérer. Même en cas de distractions persistantes.
- Faire confiance. Une oraison ne se réussit pas. Dieu agit et nous conduit, même si nous ne voyons ou sentons rien.
Un petit mot pour la fin ?
« Que vous soyez débutant ou non, venez découvrir et approfondir cette relation de cœur à cœur avec Jésus vivant. Il vous attend ! Il est impatient de se donner à vous,» s’exclame Martine Cousin. Le deutéronome le dit bien : « Je prendrai plaisir à ton bonheur ! »1






