L’article qui suit vient nourrir notre désir de mieux comprendre, écrire une homélie. Le père Claude Tassin, homéliaste depuis de nombreuses années, a accepté que soit reproduit ici son article sur l’homélie paru dans la revue Feu Nouveau (65/2).
Nous vous souhaitons une bonne lecture !
Le service de la Liturgie
Un « aujourd’hui » de la parole de Dieu : l’homélie
Ces réflexions sur la pratique de l’homélie se nourrissent de ma tâche d’homéliaste, de l’écoute des homélies de mes homologues et des réactions d’auditeurs de tout bord. Le tout a pour base cette phrase, riche de sa concision : « L’homélie fait partie de l’action liturgique » (Présentation générale du Missel romain – abréviation : PGMR).
Cet énoncé inspire une double broderie.
1) Une liturgie de la Parole sans homélie aurait l’air d’une liturgie eucharistique sans distribution des hosties.
2) Le ministre qui distribue la communion a-t-il les ongles mal taillés ? Je reçois pourtant de sa main le corps du Christ. De même, l’homéliaste est-il un piètre communiquant ? Je reçois pourtant de sa bouche la parole de Dieu.
Quatre questions retiennent ici l’attention :
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quel sens donner à « l’aujourd’hui » de la parole de Dieu ?
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Comment passer « de la cuisine à la salle à manger », de la préparation de l’homélie au discours ?
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Quels ingrédients rendent l’homélie plus digeste ?
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Qui « fait » l’homélie ?