Dans ce nouveau podcast de Près de Chez Vous, Brabant wallon, nous vous proposons d’écouter le témoignage de trois personnes qui ont goûté à la saveur unique de l’Ancien Testament. Maintenant, ils proposent à d’autres de plonger dans ces mystères grâce à de nombreuses propositions.
Pourquoi étudier l’Ancien Testament?
L’Ancien Testament est souvent perçu comme difficile à comprendre, avec des histoires éloignées de notre culture. Il existe pourtant des groupes aidant à en percer les mystères. Dans ce podcast, vous découvrirez les raisons qui ont poussé les trois intervenants suivants à étudier la Bible.
- Marguerite Roman, bibliste, tel un guide de montagne, anime des ateliers d’étude de l’Ancien Testament, qui sont des occasions de se laisser toucher, étonner, surprendre par des histoires que le lecteur croît connaître.
- L’abbé Bernard Bracke anime dans sa paroisse de Nivelles des groupes de partage de l’Ancien Testament.
- Isabelle Pirlet, anime des parcours bibliques avec la méthode mess’aje, qui trace l’histoire de la foi chrétienne Autant de moyens pour arpenter l’Ancien Testament, et la bible en général, avec une boussole et de manière communautaire, sans se décourager.
Différentes manières de se plonger dans les textes
Participer une sorte de ‘visite guidée’ des textes
Marguerite Roman explique qu’avant cette formation, elle n’avait qu’une vision partielle et superficielle de l’Ancien Testament. Mais grâce à cet enseignement, elle a pu découvrir la richesse et la profondeur de ces textes bibliques. Après cette révélation, Marguerite Roman s’est alors lancée dans des études approfondies, obtenant une licence en philosophie biblique puis un DEA en philologie biblique à l’Université catholique de Louvain.
La philologie, comme elle l’explique, « c’est surtout l’étude des textes. Il y avait bien sûr un cursus général, mais la philologie s’implique à étudier les textes et donc les langues aussi dans lesquelles ces textes ont été écrits. » Forte de cette solide formation, Marguerite Roman a ensuite choisi de partager ses connaissances avec d’autres.
La méthode privilégiée par Marguerite Roman pour ces ateliers est l’analyse narrative, qui « favorise une lecture lente et approfondie des textes ». Il s’agit d’examiner en détail la construction du texte, les personnages, les lieux, la temporalité, pour éviter une lecture trop rapide et superficielle.
Participer à cette étude, c’est un peu, comme l’explique Marguerite Roman, aller dans la forêt avec un guide. Le guide nous permet de découvrir la richesse du biotope, de la faune et de la flore. Des choses que l’on n’aurait pas vues si l’on y était allé seul. C’est la même chose quand on participe à un groupe biblique, notamment sur l’Ancien Testament.
Il y a un grand écart culturel entre notre monde et le monde de la Première Alliance. Étudier l’Ancien Testament avec un guide formé permet d’acquérir des réflexes de lecture. Il s’agit d’une visite guidée des textes.
Participer à un groupe biblique régulier
Bernard Bracke, vicaire à la paroisse Sainte-Gertrude de Nivelles anime un groupe biblique sur l’Ancien Testament. De son côté, l’approche est un peu différente. Le groupe se fixe un livre à lire. Chacun lit le texte en amont, le médite, et partage ses réflexions, questions et prises de conscience au reste du groupe. Bien sûr, avec sa formation théologique, l’abbé Bernard Bracke apporte quand c’est nécessaire des éléments plus poussés pour mieux comprendre le texte et le situer.
Marguerite Roman comme Bernard Bracke soulignent tous les deux l’importance d’étudier l’Ancien Testament. En effet, Jésus est venu « non pas pour abolir, mais pour accomplir » cette première alliance. Toute sa prédication se réfère à cette première alliance. Ce qui nous enjoint, nous catholiques, à creuser le contenu de ces livres qui nous paraissent souvent impénétrables. C’est pourquoi certains préfèrent parler de Premier Testament et non d’Ancien Testament. Le texte n’est pas dépassé, il est crucial pour comprendre le message de Jésus.
Retrouvez les groupes bibliques les plus proches de chez vous en Brabant wallon.
Participer à un parcours Mess’aje
La singularité du parcours Mess’aje est de suivre à la trace l’histoire de la foi catholique. Les découvertes archéologiques et historiques nous permettent de découvrir l’évolution de la foi, ses étapes.
La première étape est l’Exode, puis l’Exil. Ensuite vient l’étape de Jésus et enfin celle de l’Eglise. Dans notre parcours, nous parlons plutôt de seuil de foi pour désigner ces étapes de foi.
Le parcours peut se déployer en une session d’une semaine, en version express. Ou alors de manière plus approfondie par un parcours sur quatre ans avec des séances mensuelles ou bimensuelles.
Chaque rencontre contient des éléments culturels et théoriques et des temps de prière et de partage plus personnels.
« La découverte de ce parcours a été pour moi un émerveillement, un éblouissement. »
Isabelle Pirlet.
En savoir plus sur le parcours Mess’aje.




