Et voici le temps des Rameaux ! Mais au fait, qu’est-ce que les Rameaux ? Pourquoi les Rameaux ? Le Service de la Liturgie vous explique tout !
Qu’est-ce que nous célébrons avec le dimanche des rameaux ?
Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur. 
C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, d’olivier, de laurier ou de palmier, selon les régions). Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.
La liturgie du dimanche des Rameaux
La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! (Jean 12,12-13)
Ces paroles, extraites des textes du jour, tiennent lieu d’antienne d’ouverture. En effet, après une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux et l’on lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem. C’est le moment où Jésus est reconnu comme le messie. Ensuite, en général, les fidèles s’avancent en procession jusqu’à l’église.
Après avoir écouté le récit de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l’assemblée écoute maintenant, en entier, le récit des souffrances de la passion du Christ.
Pourquoi ?
Parce que ce dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, est le dernier dimanche de carême et celui qui précède la semaine Sainte. Il met donc en lumière l’unité des deux faces du mystère pascal.
Dans une même célébration, la liturgie réunit les deux aspects, gloire et abaissement du Christ, qu’elle va déployer durant le triduum pascal.
En effet, la première partie de la messe souligne l’aspect glorieux avec l’intronisation du Christ Roi comme nous l’indique l’antienne d’ouverture : « Gloire à toi sauveur des hommes, notre chef et notre roi, Gloire à toi dans ton royaume, qu’il advienne, hosanna ! ».
La seconde partie souligne l’aspect d’abaissement avec non seulement la lecture de la Passion (Marc 14,1-15,47) mais aussi celle d’Isaïe (50,4-7 ; 1e lecture), de la lettre aux Philippiens (2,6-11 ; 2e lecture) et le chant du psaume 21 « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
Enfin, la lecture de la Passion introduit aussi au dimanche de Pâques pour les chrétiens qui n’ont pas l’occasion de vivre la semaine Sainte.
Et après la messe ?
La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénis. Les catholiques en ornent les croix dans les maisons. Il s’agit d’un geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.
Pour en savoir plus :
Méditation, regard croisé art et foi sur les Rameaux
Mgr Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres, nous enseigne sur le sens du dimanche des rameaux, dans la perspective de l’espérance de la résurrection.
Pour vous tester :
Au terme du Carême, êtes-vous prêts à vivre la Semaine Sainte, à vous laisser toucher par la liturgie ? En ce dimanche des rameaux, faites le test !
Pour les enfants :
Découvrir la Semaine Sainte en Playmobil:
Cet article vous est proposé par le Service Liturgie. Le contenu est inspiré du site de l’Eglise catholique en France et du site Liturgie Catholique.





