Église catholique en Brabant wallon

Archidiocèse de Malines-Bruxelles (Belgique)

Église catholique en Brabant wallon

 

Action de grâce pour 70 ans d’ordination

La paroisse Notre-Dame d’Espérance nous informe de ce grand jour :

Ce dimanche 30 janvier 2022,
nous fêtons les 70 ans d’ordination presbytérale
de notre frère Raymond Thysman !

À cette occasion, notre évêque auxiliaire, Mgr Jean-Luc Hudsyn, présidera les eucharisties de 10h et 20h.

Nous vous proposerons de partager un moment en l’honneur de Raymond après la messe de 10h, et le soir avant (19h30) et après la messe de 20h (21h). Au programme : montage photo et animations.

Et pour rendre ce jour encore un peu plus spécial, nous avons besoin de votre participation active : un panier sera déposé à l’entrée de l’église dans lequel vous pourrez y glisser une enveloppe contenant un petit mot, une photo, une poésie, un souvenir, un merci… tout ce que vous pensez qui pourrait lui faire plaisir, et lui resterait quand le temps de la fête sera passé. Mais chut…. c’est une surprise 😉 !

Découvrez une galerie de photos préparée en vue de ce dimanche

Qui est l’abbé Raymond Thysman ? Voici le portrait qu’en a fait Elisabeth Dehorter, en 2017, pour notre revue archidiocésaine, Pastoralia.

Raymond, l’infatigable curé !

L’abbé Raymond Thysman, bien connu des Néolouvanistes, est né à Schaerbeek le 26 octobre 1926. Il a été ordonné prêtre le 27 janvier 1952, voici déjà 65 ans. Il est actuellement curé de la paroisse Notre-Dame de l’Espérance à Louvain-la-Neuve.

À écouter le parcours de Raymond Thysman, un des qualificatifs qui vient en premier est celui de bâtisseur. Pendant l’été, au début de son ministère, il partait en France, pour aider à reconstruire les églises. Et c’est sur le toit d’une église à Versailles, alors qu’il posait de la tôle, que quelqu’un l’appelle : « Tu as un appel de Malines ! » Il est aussitôt parti à l’archevêché, pensant qu’il aurait une responsabilité au collège Saint-Hubert qu’il avait contribué à créer. Devenir directeur ? « Il n’en n’est pas question, ce n’est pas pour moi » se disait-il. Mais ce n’était pas pour cela. L’évêque lui proposait de partir à Lovanium, à l’université catholique de Kinshasa, dans le Congo nouvellement indépendant. Et le voilà en route. Avec son doctorat en ecclésiologie dans ses bagages, il avait pour mission de fonder un centre paroissial universitaire, en plus des cours qu’il donnait à la faculté de théologie : théologie morale, théologie spirituelle, et « même du grec biblique en anglais » dit-il en souriant. « J’étais très heureux, se rappelle-t-il, car en plus des cours, j’étais curé de la paroisse universitaire, j’avais de très bons contacts avec les étudiants, malgré le climat politique agité. Ils m’appelaient ‘grand frère’ », expression qu’il affectionne encore, par exemple : « Comment vas-tu petite sœur ? ».

Proximité

Lui qui a prêché la non violence et le pardon reste une dizaine d’année en RDC. En 1972, il est sommé de quitter le pays en 48h. Arrivé en Belgique, il est nommé sur un vaste chantier : Louvain-la-Neuve, qui commence à émerger des champs. « Nous avons célébré des messes dans une salle au-dessus de la Poste sur la Place des Sciences. Puis, nous avons construit la chapelle de la Source : une fois le gros œuvre fait par les professionnels, nous avons été 400 à construire cette chapelle, achevée en 1977. Une chapelle discrète, car il y avait un mouvement ‘d’Église fondue dans la masse’ ». Elle a été conçue comme une « église maison » avec un appartement à proximité, pour l’accueil. La même idée a été gardée dans la construction de l’église Saint-François prolongée par la cure, un kot et une maison, et dans celle de l’église Notre-Dame de l’Espérance, achevée en 2003. Actuellement, il habite en face de cette église, à côté d’appartements de paroissiens. Mais Raymond Thysman n’attend pas que les gens viennent à lui. Il visite régulièrement les personnes malades, âgées ou sans-abris, tout comme les nouveaux venus : « Le soir quand je n’ai pas de réunion, j’aime sonner aux portes pour visiter les gens, spécialement les nouveaux. Je ne cherche pas à convertir mais à dire que la paroisse les accueille. Les gens s’en souviennent longtemps après, c’est étonnant ».

Se donner

Infatigable, semble-t-il, le curé nonagénaire se ressource inlassablement dans l’eucharistie : « Chaque jour, je célèbre l’eucharistie : quelle joie immense ! C’est un si grand mystère à chaque fois ce cœur à cœur avec le Seigneur ! » De toutes ces années écoulées, il résume : « Je suis heureux d’avoir été à Louvain-la-Neuve depuis le début, de voir des communautés vivantes et des structures avec des personnes compétentes et fiables. Quelle joie de découvrir tant de générosité et de beauté intérieure chez les gens ! » Il est pour beaucoup comme un Jean-Baptiste, un précurseur qui prépare le chemin du Seigneur pour une rencontre personnelle avec Lui : « un Dieu qui est don, don de Jésus, de sa Parole », conclut-il émerveillé.

Elisabeth Dehorter

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