Mardi soir, c’était l’entrée dans le Temps pour la Création. Une célébration priante, joyeuse et participative. Elle redonne de l’espérance dans notre monde en surchauffe.
L’environnement, source de joie et d’anxiété
En ouverture de cette célébration, les participantes et participants ont commencé par se mettre en présence de la nature, dehors sous les arbres. « Et elle était belle et silencieuse ce soir-là, mais son cri et sa douleur ont retentis en de nombreux lieux cet été, » indique Gaëlle Tiberghien, du Service SOLECO.
Puis, à l’invitation du frère Pierre de Béthune, moine de Clerlande, les participants ont reconnu une ambivalence :
- La louange et l’admiration pour la beauté de la création qui nous entoure. Citant Kalistos Ware, évêque orthodoxe du patriarcat de Constantinople, il ajoute : « On ne peut sauver que ce qu’on aime. »
- L’inquiétude : face à la sècheresse, aux vagues de chaleur, aux inondations, aux feux…
Cette année, le Temps pour la Création a pour thème l’eau vive qui jaillit du Temple comme le décrit le prophète Ezéchiel. « Cette eau, c’est l’eau qui restaure et guérit, explique Françoise Huybrechts du Service SOLECO. Nous sommes invité·e·s à entrer dans l’Espérance. Dieu vient guérir sa Création. Mais pas sans nous. »
Accueillir nos craintes et nos manquements
Le chant d’entrée de la messe, entonné au milieu des arbres, invitait à la louange. La démarche du kyrie permettait de reconnaître nos manquements.
« Seigneur, nous te présentons l’eau, l’air et la terre, des éléments essentiels à la Vie, que trop souvent nous continuons de polluer, empoisonner, épuiser, en oubliant que c’est nous-mêmes que nous empoisonnons et épuisons. Seigneur, ouvre nos cœurs à l’eau vive de ton amour. »
Les participantes et participants ont aussi pu plonger leurs mains dans l’eau. Une invitation à personnelle à se reconnecter à la source vive qu’est le Christ, à son baptême, et à toute son Église.
Se mettre en route ensemble
Avant l’envoi, les organisateurs ont proposé une démarche d’engagement :
« Frères et sœurs, voulons-nous, avec la grâce de Dieu, accueillir le don de la création, en prendre soin et servir nos frères et sœurs dans la justice et l’espérance ? »
« Oui, nous le voulons » a répondu en chœur l’assemblée.
Surtout, ne pas oublier la louange
La célébration s’est conclue en musique en chantant et dansant. Par des gestes, les participants se sont reliés à la Terre, à leur voisin·e de droite, puis de gauche. Et enfin au Ciel, au Tout Puissant.
« D’ailleurs à ce moment-là, le soleil couchant éclairait le dessous des pins sous lesquels nous étions. C’était extrêmement puissant. Comme si le Ciel nous montrait la beauté de sa Présence, » raconte Françoise.
Une collaboration inédite
Cette célébration d’ouverture du Temps pour la Création était une collaboration inédite entre le Service SOLECO du Vicariat du Brabant wallon, les moines de Clerlande et le collectif Cîmes et Racines.
Poursuivre le Temps pour la Création
Le Temps pour la Création dure jusqu’au 4 octobre. Plusieurs autres activités vous sont proposées en Brabant wallon pour l’habiter :
- Du 2 au 4 octobre : triduum franciscain avec les frères de Limal
- 4 octobre, fête de la Saint François, marche et célébration de clôture du Temps pour la Création 2026
- 11 octobre : marche pour le climat
- Un carnet plein de suggestions pour prendre soin de notre maison commune la Terre, que ce soit seul, en famille ou en communauté.







