Église catholique en Brabant wallon

Archidiocèse de Malines-Bruxelles (Belgique)

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Policière et sacristine : l’histoire de Nelly

Voici la suite des portraits de paroissiens et paroissiennes qui font vivre l’église catholique du Brabant wallon. Faites connaissance avec Nelly Vanbelle. Après avoir beaucoup voyagé, elle a posé ses valises dans l’Unité Pastorale de Rebecq. A Quenast plus exactement. Avec une joie de vivre contagieuse, elle se confie sur son chemin de foi et sur le sens de son engagement en Église.

Nelly : qui êtes vous ?

Transmettre le goût de s’investir pour l’église

flambeau étincelles

Je suis âgée de 69 ans. Maman d’une fille et grand-maman d’une petite fille, je vis à Quenast. Dans ma vie professionnelle, j’ai concilié deux emplois. D’une part, personnel civil à la police fédérale. Et d’autre part, sacristine, engagée par la Fabrique d’église. Aujourd’hui retraitée de la police nationale, j’ai aussi transmis mon flambeau de sacristine. Personne n’étant indispensable, il est important de ne pas s’accrocher à son poste. Aujourd’hui, je demeure bénévole à l’église. C’est important de transmettre le goût de s’investir dans son église.

Policière et sacristine, ce n’est donc pas incompatible ?

Je n’ai jamais subi de moqueries

police

 

C’est vrai que d’un côté, dans le cadre de mon travail à la police, je lançais des mandats d’arrêts européens. Dans le cadre de mon autre travail, j’étais sacristine. Mes collègues de la Police étaient intéressés, interpellés, voire parfois sceptiques par rapport à mon travail de sacristine. Mais je tiens à signaler que je n’ai  jamais vécu de moqueries. Mes employeurs étaient tous les deux conciliants.

Êtes vous née chrétienne ou l’êtes vous devenue ?

Ma grand-mère était chaisière ce qui signifie qu’elle rangeait les chaises de l’église. Mon père était acolyte quand il était enfant. Dans ma famille, nous étions 5 enfants. Ce sont mes parents qui m’ont transmis la foi. Mais à l’âge de 16 ans, tout  a changé.

L’Église vous a-t-elle déçue ?

« Patience, un jour elle reviendra »

tempête

L’Église, je l’ai rejetée. Un prêtre a alors dit à mes parents, très inquiets : « Patience, un jour elle reviendra ». Un peu plus tard, j’ai quitté la Belgique. Ma vie a été très spéciale. Je suis partie sur un voilier. Avec mon mari, on a beaucoup navigué. Des tempêtes en mer, on en a connu. J’ai parfois eu très peur. Ce sont des moments où l’on se pose des questions. Alors que je me trouvais au Portugal, c’était après la naissance de ma fille, je suis allée dans l’église San Antonio de Faro et  j’ai appelé Dieu à l’aide. Dieu m’a entendue, je tiens à le dire. La Providence, n’hésitez pas à la solliciter. J’en suis persuadée, tout le monde peut se relever.

Et un jour… vous devenez sacristine

Avoir une mission pour le Bon Dieu

fleurs

Ce n’est pas un travail comme les autres. On a une petite mission pour le Bon Dieu. Une sacristine, c’est un repère sur lequel le prêtre s’appuie. Comme sacristine, on veille à la préparation logistique des messes, des mariages et funérailles. Et aussi à celles des célébrations de grandes fêtes comme Noël et la Semaine Sainte. On veille aussi à ce qu’il y ait des fleurs fraiches et que l’église soit propre. Il y aussi un aspect de confidentialité. On est à l’écoute, on est un point de repère. C’est très important qu’une église soit accueillante.

Que pensez vous des évolutions de l’Église aujourd’hui?

Favoriser les ponts entre les paroissiens et le clergé

église de Quenast
Eglise de Quenast

Il y a beaucoup plus d’ouverture aujourd’hui. Entre les paroissiens et le clergé, on communique  plus facilement. Quand Mr l’abbé a un souci, il me téléphone. Pour la première fois, c’est une femme qui a porté la châsse de Saint-Vincent. Je trouve cela aussi normal d’avoir une déléguée épiscopale au Vicariat du Brabant wallon. Au plus il y aura des ponts entre les personnes qui vont à l’église et le clergé, au mieux ce sera….

Un dernier mot avant de se quitter ? 

clefs

Quand vous voyez une église ouverte, n’hésitez pas à entrer à l’intérieur. Cela peut vous donner la petite étincelle qui va vous aider à reprendre confiance…

Retrouvez ici le portrait du père Joseph Muaka de Vieux Genappe 

Lisez ici cet article signé Philippe Degouy pour CathoBel sur deux sacristains

Isabelle, service de Communication du Vicariat