Servir le bien commun et non son intérêt personnel

Dans son homélie pour ce 15 novembre, fête du Roi et Te Deum à Bruxelles, le cardinal De Kesel rappelle qu'à l'exemple de Salomon, les gouvernants doivent demander un cœur sage et intelligent pour discerner ce qui est bon et ce qui ne l’est pas ; ce qui sert le bien commun et non l’intérêt personnel.

La lecture biblique qui a été choisie pour ce Te Deum et que nous venons d’entendre est un extrait du premier Livre des Rois. C’est un texte bien connu et commenté dans la tradition rabbinique juive ainsi que dans la tradition chrétienne. C’est la prière du jeune roi Salomon, fils de David. Une prière, comme dit le texte, qui plut à Dieu. Précisément parce que le roi ne demande ni le succès, ni la richesse, ni la mort de ses ennemis. Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal. Voilà ce qu’il demande : un cœur sage et intelligent pour discerner ce qui est bon et ce qui ne l’est pas ; ce qui sert le bien commun et non l’intérêt personnel.

Die gave van onderscheiding is iets heel kostbaar. Allereerst al in ons persoonlijk leven. Wat doe ik met mijn leven ? Wat geeft er zin aan ? Voor wie of voor wat zet ik mij in ? Het zijn onvermijdelijke keuzes met verstrekkende gevolgen. Je kunt je leven ook verspillen. Die gave van onderscheiding is niet alleen kostbaar in het leven van elke burger maar ook in de wijze waarop politiek bedreven wordt. Ook hier gaat het niet alleen om Realpolitik maar om fundamentele keuzes : wat is goed en wat is op de lange duur niet goed voor de samenleving. En ook hier geldt het onderscheid tussen eigen belang, het belang van die of die groep en het algemeen belang. Moeilijke en delicate vragen omdat in een geglobaliseerde wereld ook het algemeen belang niet kan herleid worden tot het belang van eigen volk of natie.

Dans le Psaume 72 il est dit du roi : Il délivre le pauvre qui appelle et le petit qui est sans aide ; de l’oppression, de la violence, il les sauve, leur sang est précieux à ses yeux. C’est dans la Bible toujours la marque de l’authenticité de sa royauté : il est le défenseur du pauvre et du petit, de tous ceux et celles qui ne comptent pas, qui n’ont rien à dire et n’ont aucun pouvoir et dont malheureusement, il faut le dire, l’opinion publique ne se soucie pas. C’est pourquoi le roi et les responsables politiques se situent au-dessus de la mêlée et prennent leur défense.

Vorige zondag hebben we de honderdste verjaardag van het einde van de Grote Oorlog herdacht. Een plaatselijk conflict waarin de hele wereld betrokken raakte, een wereldoorlog. Toen al en steeds meer en meer leven we in een geglobaliseerde wereld. En ook nu, net zoals toen, zijn zoveel mensen op de vlucht voor oorlog en geweld en voor andere uitzichtloze situaties. Ze zijn geen vreemdelingen maar medeburgers van deze wereld, onze gemeenschappelijke thuis. We zijn geen concurrenten maar lotgenoten. Verantwoordelijk voor elkaar. De grenzen die we trekken of de muren die we bouwen kunnen geen oplossing bieden voor de problemen die buiten die grenzen en achter die muren wel degelijk blijven bestaan. Geen welvaart en veiligheid in ons land zonder welvaart en veiligheid in de wereld.

Que la prière de Salomon soit aujourd’hui aussi la nôtre. Les défis sont de taille. Qu’il nous soit donné un cœur sage et intelligent pour discerner ce qui est bon et ce qu’il n’est pas, ce qui sert le bien commun de l’humanité.

Cardinal Jozef De Kesel
Archevêque de Malines-Bruxelles

Photo : Copyright Hellen Mardaga - Kerknet

 

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