Retrouver la source de la joie !

Un livre d'Anselm Grün, osb, paru aux éditions Salvator en 2012, mais bien utile en cette période difficile !

Dans ce livre, l’auteur nous invite à retrouver la joie profonde qui nous habite et nous donne notre élan vital.

Il aborde dans un premier temps l’aspect psychologique de la joie perdue, du mal-être, de l’enfance blessée suite à l’un ou l’autre événement traumatisant. Il relate divers accompagnements vécus et explique que souvent c’est en convoquant des souvenirs heureux et ce qui les avaient suscités que la personne a pu retrouver la trace de cette joie profonde et les attitudes et lieux qui l’aident à la (re)trouver.

Il aborde également l’importance des émotions qui ne peuvent être refoulées mais doivent être identifiées et acceptées pour pouvoir ensuite prendre du recul et porter un autre regard sur les faits afin d’y percevoir la présence de Dieu et la joie qui l’accompagne.

Car pour l’auteur, si les deux premières voies pour apprendre la joie sont : influencer les événements qui la déclenchent et changer l’appréciation que l’on a des événements, la voie la plus importante est la voie spirituelle.

En effet la joie est fruit de l’Esprit et au plus on se laisse habiter par Dieu, au plus on retrouvera notre joie intérieure, imprenable. Pour lui, la prière permet de rejoindre le lieu du silence intérieur, de la paix et de la joie.

La joie qui nous habite est divine et quoi qu’il nous arrive, même si elle est cachée, il faut tendre à rester en contact avec elle. Cette joie imprenable où Dieu est en moi et me rend libre. Elle m’aidera à traverser l’épreuve et à maintenir ma santé.

C’est cela qui évitera que dans les difficultés, on se referme sur un nombrilisme bien peu chrétien qui fera perdre la joie car il focalisera l’attention sur ce qui ne va pas.

C’est en tournant son regard vers les autres et vers la création qu’on pourra retrouver sa vitalité, sa créativité et de là sa joie. La joie dans la Bible n’est pas une euphorie mais une joie qui résiste même à la souffrance.

L’auteur cite ainsi Qohélet : Il y a un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour la tristesse et un temps pour la joie qui invite à vivre le temps de la tristesse jusqu’au bout mais sans rester fixé sur ses souffrances et en étant conscient de l’autre pôle de la vie : joie, espoir et confiance.

L’auteur termine en proposant à chacun de faire l’exercice vécu par sa communauté en temps de crise : la rédaction d’un Magnificat personnel qui permet de retracer le fil de la joie profonde dans sa vie.

Brigitte Melis
 

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