JMJ à Panama … Ils y étaient !

Vivre les JMJ, c’est une expérience hors du commun. Quand on en revient, on a le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’incroyable, de tellement beau, de tellement fort, de tellement vrai… On se sent tout autre et on ne sait pas toujours expliquer pourquoi.

Cette année était une année un peu particulière pour les JMJ : elles se sont déroulées au mois de janvier, une première depuis leur création. C’est tout de même une délégation de 50 jeunes Belges francophones qui, le 12 janvier dernier, se sont retrouvés à Paris, destination Panama City.

Voici le témoignage de quatre d’entre eux.

J’avais déjà vécu les journées mondiales de la jeunesse de 2016 à Cracovie, et j’en étais revenu bouleversé, transformé en profondeur. C’est comme une cure de bien-être, mais cent fois mieux que la thalasso (et je ne dis pas cela pour le bronzage…). Cela vous prend aux tripes, votre cœur bat la chamade, … Je ne voudrais pas comparer les catéchèses de Monseigneur Kockerols et les homélies du pape aux massages vivifiants aux pierres chaudes de Spa, mais croyez-moi sur parole : malgré les 11h de vol, les 35 degrés ambiants de la cambrousse panaméenne, les serpents et le « chaos organisé » dans la capitale, je ne rêve que d’une seule chose depuis que je suis rentré : y retourner.
50 compagnons de voyage, Belges francophones, et autant de grandes et belles personnes découvertes. « On ne vaut que ce que valent nos rencontres ». C’est un grand luxe : recevoir leurs témoignages de vie et de foi, partager avec eux des moments insolites à des milliers de kilomètres de chez soi, dans un paradis terrestre.

Je retiendrai notamment cette eucharistie vécue à 5 en pleine montagne au milieu d’une randonnée avec Benoît, Noé et nos 2 jeunes guides et amis panaméens. Nous étions au bord d’un petit ruisseau, avec un autel monté de grosses pierres et d’une planche en bois…et les chants de Natasha St Pier que j’avais sur mon téléphone. Simple, mais tellement beau !
Ou encore notre pirogue le 3ème jour qui était trop lourde et qui n’avançait pas… Nous commencions à devoir écoper l’eau… Nous avons alors été accostés par la sécurité civile qui nous escortait, et j’ai eu la chance de monter sur leur bateau avec ma voisine Weronika. Trempés jusqu’au caleçon mais qu’est-ce qu’on a eu bon !
Et que dire de l’accueil de nos hôtes et de l’ensemble de la communauté ? Comme en Pologne en 2016, l’hospitalité de ceux-ci nous amène inévitablement à nous remettre en question, à revoir notre notion d’hospitalité chrétienne, envers les étrangers surtout !

Je logeais la première semaine chez Julia et Julio de Quebrada Ancha, et qu’est-ce qu’ils étaient souriants et adorables ! Non, ce n’étaient pas les chefs de la communauté. Julia (notre madre) et Julio, son compagnon, avaient une sacrée différence d’âge, mais leur amour ne faisait aucun doute, leur bonheur non plus ! Leur maison en bois, entre pollos (de nombreuses poules, pour beaucoup passées à la casserole lors de notre séjour…), cocos, papayes, bananes, et plans de café (sur lesquels nous avons travaillé toute une journée) avait été décorée et ressemblait vraiment, au bord du lac, à un havre de paix où l’on aimait échanger, autour d’un bon repas et dans un espagnol très moyen, sur nos vies tellement différentes. À une seule exception près, et pas des moindres…. l’importance du Christ dans nos vies.
À ce titre, j’ai vu là-bas de vraies saintes et de vrais saints ! Le sourire d’Isabelle par exemple, une maman formidable, qui dirigeait les liturgies de la parole pour la communauté ne me quittera plus. Ses homélies éprises et pétries d’amour non plus.

Nous étions hébergés la seconde semaine dans une belle famille, où les enfants étaient tous volontaires pour les JMJ. Ils nous guidaient dans Panama comme des chefs ! Ils étaient fans de moi, parce que je ressemblais selon eux à Thibaut Courtois, notre goalkeeper. Partout où nous allions, les Panaméens adoraient les Belges. Ils se souvenaient tous du fameux match de coupe du monde entre nos 2 nations, et du nom de tous nos joueurs nationaux. Je me sentais un peu bête, j’étais moi incapable de leur sortir le nom de l’un des leurs… oups.

J’ai vécu une deuxième semaine et un Festival de la jeunesse à Panama City un peu différente de celle vécue par mes amis. J’ai d’abord eu la chance d’être le porte-drapeau belge pour la célébration d’accueil du pape François. J’ai donc vu le Pape de très près, j’avoue que cela ne m’a pas laissé indifférent, surtout que j’adore cet homme ! On profite à fond et on oublie à cet instant les longues heures de répétition au soleil pour la cérémonie, la chorégraphie qui ne ressemblait à rien (on peut le dire !) et qui changeait à chaque fois, les heures d’attentes pour avoir le bracelet et le pass pour monter sur la scène…. Bref le chaos organisé.
J’ai pu enfin participer activement au Festival en intégrant au clavier le groupe de musique FeelGod (super groupe belge francophone de pop chrétien). Rien que ça ! Jouer à Panama City, sur une scène pro, avec un public surtout francophone mais aussi panaméen chaud comme la braise qui ont mis l’ambiance ! Louer Dieu et rendre grâce de cette façon en musique, je ne l’oublierai jamais.

J’aimerais terminer ce petit témoignage en remerciant chaque jeune (et moins jeune) pour ce qu’il m’a apporté et offert durant ces 2 semaines de pèlerinage, l’asbl Proma et la Fondation CYRYS de Leffe pour leur aide et leur magnifique contribution dans cette aventure, les prêtres accompagnateurs et Mgr Kockerols pour leur nourriture spirituelle et leur amitié, et Catherine et Benita pour la super organisation et coordination de ces JMJ, qui resteront gravés dans mon cœur et dans mes prières.

Hubert LENNARTS
Braine-le-Château


Pour moi cela était une grande découverte.
J’ai beaucoup apprécié la messe avec le pape.
Je dois vous avouer qu’au début, j’étais un peu stressé de partir car je ne connaissais personne. Mais au fur et à mesure du temps, on a appris à se connaître, avoir des échanges, les temps de prière et beaucoup de temps de partage à tel point qu’à Charles-de-Gaulle j’ai pleuré parce que l’on repartait tous dans nos familles.
Plein de rencontre, plein de joie et de bonne humeur dans le séjour, cela m’a permis de faire le plein d’amis. Merci à toute l’équipe des JMJ pour ce beau moment que j’ai pu passer avec vous tous. Merci à Catherine, à Séverine et à Benita.
Henry JASON
Lasne

« Je n’ai jamais rien vu de pareil » (Mc 2, 12) La Providence m’a offert de pouvoir partir aux JMJ en janvier dernier, au Panama. J’en reviens bouleversée, remplie de gratitude et d’émerveillement. Ce feu qui brûle en moi ne demande qu’à être partagé. Quebrada Ancha, communauté perdue sur une rive du lac Alajuela, dans le Parc National Chagres. Uniquement accessible en pirogue. Dépouillement total… pas de voitures, pas d’éclairage public, pas de magasin, très peu d’électricité… juste le nécessaire et la beauté. Humilité, don de soi, abaissement, partage, …
Abel et Pila et leurs enfants nous accueillent, Benoit, Cécile et moi dans leur chez eux. Ils nous offrent leur chambre, leurs matelas, eux dormiront sous tente. Ils nous offrent leur table pour les repas, eux mangeront sur leurs genoux… Offrir son confort - et bien plus ! - à l’autre.
Ô Dieu ! Quebrada Ancha, communauté en symbiose avec son environnement. La nature ! Abel est pêcheur. Il part la nuit avec sa pirogue pêcher du tilapia, sous la lune. Et nous nous nourrissons « du fruit de la nature et de son travail » Le cycle du soleil rythme leur vie, le soleil brille de 6h à 18h30, ils se lèvent aussi tôt et se couchent un peu plus tard. Les fleurs, elles ne sont cueillies que pour l’accueil ou la chapelle… Tout pour Dieu. Dépendre de la création et la glorifier ! Dieu présent partout - bien que la communauté n’ait qu’une eucharistie par mois- dans leurs attitudes, dans leur bienveillance, dans leur regard, dans la Création, dans leurs valeurs… Ecrire ce témoignage me ramène là-bas… Alajuela mon amie !!

Deuxième partie du voyage : Chilibre, une ville. Transition entre la nature et l’Occident. Encore un bel accueil (des danses traditionnelles empreintes de respect, … vraiment), de belles personnes (Beni, ma maman d’accueil, Lamec et Wendy, superbes volontaires), une communauté vivante. Ô Dieu merveilleux !

Les JMJ : les rendez-vous avec le Pape sont l’occasion de rencontres humaines fortes, même à travers de furtifs échanges. À ma droite, des Congolais, à ma gauche des Guatémaltèques, devant moi, des Brésiliens, … le Pakistan, les Etats-Unis, l’Argentine, la Pologne, le Paraguay, … je me sens sœur du monde, je me sens concernée, unie à eux, je ressens le monde plus proche de moi. Merci mon Dieu.

« Cargaisons d’or, d’argent, de pierres précieuses et de perles, de lin fin, de pourpre, de soie et d’écarlate, toute sorte de bois odorants, d’objets en ivoire, en bois très précieux en bronze en fer et en marbre… » (Apoc 18,12) … « … en une heure, tant de richesses furent dévastées ! (Apoc 18,17)
Oui, quand je ressens tout ce que m’apporte d’avoir côtoyé tant de simplicité… plus rien ne compte que l’essentiel…
Tout ce qu’ils m’ont appris ou réappris : l’accueil, le respect de la nature notre maison commune, le don de soi, … c’est immense, la richesse de la simplicité.
Puissent ces JMJ me renouveler.
Qu’il m’advienne de ces JMJ selon ta parole, Seigneur !

Lucie LEPLAIE
Louvain-La-Neuve

Je suis parti aux JMJ au Panama et c’était mes deuxièmes JMJ. Mes premières étant celles à Cracovie. Nous avons vécu de superbes et inoubliables JMJ ! Nous avons fait une belle visite de la capitale le premier jour. Ensuite on a été accueillis, par 2 à 4 pèlerins, dans des familles qui vivaient aux bords du Lac Alajuela. C’était en pleine nature, coupés du monde des réseaux sociaux et entourés de la jungle. Nous avons pu aider nos familles à diverses activités telles que la pêche, la cueillette de cocos, de bananes, de café, plumer et "déboyauter" des poules, torréfier et moudre du café, … Ce qui m’a marqué c’est la chaleur, la générosité, le sourire et la simplicité des Panaméens !

Ensuite la deuxième semaine était dans une autre famille d’accueil mais cette fois-ci plus en ville (avec électricité, fenêtres, wifi).
La deuxième semaine, plus que la première, a été ponctuée de moments de prières, de partages, de catéchèses.
Rires, danses, chants et baignades se sont rajoutés au pèlerinage…

Après une messe d’accueil du Pape et des festivals de la jeunesse, est arrivé le weekend final avec la messe de clôture où nous attendions tous avec impatience le message que le pape avait à nous transmettre.

Ce que j’ai retenu de son message c’est "Soyez des chrétiens de Dieu non pas d’avant mais d’aujourd’hui, de maintenant" et "Osez témoigner votre foi et aller de l’avant, osez l’action". C’est donc maintenant qu’il faut parler, témoigner, partager notre foi.

Laurent MARSILLY
Nivelles


 

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