Intimité et communion, lors de la messe chrismale

C'était ce lundi soir à la collégiale de Nivelles

La messe chrismale a finalement pu être célébrée… Dans des conditions certes particulières, mais nous y voilà : ce lundi soir, le vicariat était rassemblé autour de Mgr Hudsyn pour célébrer ce grand moment de communion et de ressourcement missionnaire qu’est la messe chrismale. Et si les consignes sanitaires ne nous permettaient pas d’accueillir plus de 200 personnes dans la collégiale de Nivelles, qu’à cela ne tienne : plus de 330 participants ont pu suivre la célébration grâce à la retransmission par internet assurée par A.V.T.E.

Être semeur de vie et de résurrection

La crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui était très présente lors de la célébration. Tout d’abord, de manière visuelle : à la collégiale, l’assemblée était petite, clairsemée, masquée, les processions et les déplacements étaient réduits. Mais aussi dans son contenu : dans l’homélie et les intentions de prière. Mgr Hudsyn n’a en effet pas manqué revenir sur nos difficultés et nos découragements possibles face à cette crise. Il nous a cependant invités à la traverser avec le Christ et à "voir en toute chose une mission qu’il nous confie pour être semeur de vie et de résurrection."

Ainsi, "l’actualité a comme donné une consistance à cette célébration, précise l’abbé Eric Mattheeuws, cérémoniaire de la soirée, en faisant comprendre de manière si particulière ce que représentent ces huiles". Et que représentent-elles ? "Ces onctions différentes dont nous avons chacun été marqués, répond Mgr Hudsyn, n’était-ce pas pour vivre précisément de telles réalités, de tels aujourd’hui ? N’avons-nous pas été baptisés, confirmés, oints, et pour certains ordonnés, pour justement affronter avec foi, avec espérance, avec le plus d’amour possible de telles épreuves ?" Mgr Hudsyn reviendra tout au long de son homélie sur le sens que peuvent prendre ces huiles pour notre aujourd’hui…

Plusieurs participants n’ont pas manqué de relever combien la petite assemblée a permis une intimité plus grande : "j’ai vécu la messe de manière plus intérieure, plus priante que les autres années", nous confie l’un d’eux ; "c’était plus familial", nous partage un autre ; "j’ai été touchée par la sobriété de la célébration : malgré tout ce qui manquait, c’était plein". La messe chrismale 2020 aura - c’est sûr - eu un cachet particulier.

Fête du sacerdoce

Si l’on déplore l’absence des enfants de la catéchèse traditionnellement très présents grâce à la marche chrismale, relevons le positif de la situation, plutôt que les manques : "on a eu une messe chrismale plus tournée vers les prêtres, confie Brigitte Cantineau, de l’équipe organisatrice. Ca a été vraiment une fête du sacerdoce. L’homélie était plus tournée vers les prêtres, les diacres et la mission, alors que les autres années, elle devait davantage inclure l’assemblée des enfants. Cette fois, nous avons pu déployer le coeur de ce qu’est une messe chrismale." Plus loin dans l’église, Paule Staudt, du Centre pastoral, nous confie également : "j’ai été touchée de voir Mgr Hudsyn parler directement à ses prêtres. Je ne sais pas s’ils ont eux aussi été touchés par cela." Il est vrai qu’un aspect important de la messe chrismale est le renouvellement des engagements des prêtres et des diacres… dont certains ont célébré au milieu du peuple, faute de place dans le choeur.

Les agents pastoraux laïcs étaient eux aussi bien présents dans la célébration, portant dans la prière universelle les différents lieux de mission dans notre vicariat. "Nous avons tous reçu au moins une de ces huiles, rappelait Mgr Hudsyn dans son homélie. Ces saintes huiles nous remettent devant notre vocation et notre mission : tous, nous sommes appelés à partager la destinée du Christ, consacré par l’onction aimante de son Père et envoyé par Lui à tous les hommes." Et c’est dans l’aujourd’hui, parfois dépouillant, voire crucifiant, de Dieu que s’accomplit "ce à quoi ces onctions différentes nous préparent, nous fortifient, nous envoient."

Dans son homélie, Mgr Hudsyn a beaucoup insisté sur notre ADN de chrétiens, sur notre foi et notre mission.

  • Notre ADN, c’est de croire au Ressuscité, lui que Dieu a pleinement consacré par son onction d’amour et de vie.
  • Notre ADN, c’est aussi de vivre la fraternité et le service : "s’il y a bien une priorité pastorale c’est de faire comme le Christ serviteur de saint Paul (Ph 2,6-11) : être une Église préoccupée de ce que vivent les gens. On parle de pastorale de proximité… Que ce ne soit pas que des mots : faisons-nous proches, solidaires du plus grand nombre, entrons en conversation avec nos contemporains, rejoignons chacun dans ses vraies questions."
  • Notre ADN, c’est finalement "de faire communauté pour ne pas nous essouffler. Faire Église, c’est croire en cette onction dont le Christ nous a marqués : croire en celle que nous avons reçue, croire en celle reçue par chacun de ceux avec qui nous sommes ici en communion. Et oeuvrer ainsi ensemble, dans la diversité de nos appels, à cette bienheureuse « contagion » : celle de l’amour !"

Pour conclure…

Si chacun a pu repartir de la célébration avec le sourire et la joie de la communion, c’est aussi grâce aux nombreuses personnes qui, souvent dans l’ombre, ont oeuvré à la bonne organisation de cette soirée à la coloration si particulière. Qu’elles en soient chaleureusement remerciées.

Elisa Di Pietro
Service de Communication
Vicariat du Brabant wallon


Télécharger l’homélie de Mgr Hudsyn au format pdf

 

Eglise catholique de Belgique
Vicariat de Brabant wallon
chaussée de Bruxelles, 67
B-1300 Wavre
0032 (0)10 : 235 . 260

Secrétariat du vicariat
Eva Calatayud Saorin
0032 (0)10 / 235.273