Écho du pèlerinage en Pologne, novembre 2018

"Sur les pas de la Miséricorde divine", tel était le thème de notre pèlerinage, du 12 au 18 novembre ; sainte Faustine était notre guide ; le père Francis Goossens, sm, notre animateur spirituel ; Eric Desloges, le responsable logistique. Merci à eux tous !

Lundi 12 novembre, nous étions 23 pèlerins réunis dans le hall d’accueil de Brussels Airlines à Zaventem, pour nous envoler vers Cracovie en Pologne. De l’aéroport de Krakow (Cracovie) nous nous sommes rendus en car à Łagiewniki, où avons logé durant tout le pèlerinage à la Maison pastorale du Sanctuaire de la Miséricorde divine, où reposent le corps et les reliques de sainte Faustine.

Tout au long des temps forts de prière, d’écoute de la Parole lors des célébrations eucharistiques et des enseignements, une attention toute particulière fut consacrée à sainte Faustine, à ses écrits ainsi qu’à la Miséricorde de Dieu. Lors de ce pèlerinage, nous avons aussi eu recours comme support spirituel, aux visites de lieux comme :

* Mardi 13 novembre, nous suivons, avec la guide Beata, l’itinéraire parcouru à Cracovie par sainte Faustine en commençant dans l’église paroissiale Saint-Joseph à Podgórze, par la célébration de l’Eucharistie concélébrée par le père Honoré, participant au pèlerinage en tant que pèlerin.

* Mercredi 14 novembre, nous prenons le car pour Oświęcim, et les camps d’Auschwitz-Birkenau. Après la visite de ces camps de concentration, les visages sont graves. Incompréhension, tristesse… comment définir ce qui habite nos pensées… face à une telle industrie de la mort. Les visages de toutes ces victimes restent gravés dans nos mémoires, même s’ils ne sont plus ! C’est là qu’Edith Stein, en religion sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, est morte en 1942 dans les chambres à gaz d’Auschwitz, à la fois victime de la Shoah et témoin du Christ ! Là aussi, que nous sommes recueillis près de la cellule du saint père Maximilien Marie Kolbe qui, à la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, se proposa de prendre la place d’un condamné, un père de famille, le jeune sergent polonais François Gajowniczek. Apparemment, leurs existences pourraient être considérées comme un échec, mais c’est précisément dans leur martyre que resplendit l’éclair de l’Amour, qui vainc les ténèbres de l’égoïsme et de la haine.

* Jeudi 15 novembre : Rassemblés dans une des chapelles sous la basilique, sœur Sangwina Kostecka, de la congrégation des Sœurs de la Miséricorde du sanctuaire, nous parle d’Hélène Kowalska (sainte Faustine), de son cheminement et de son entrée dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie. Après avoir prié et nous être recueillis dans le cimetière du sanctuaire sur la tombe de sainte Faustine Kowalska, nous visitions la cellule reconstituée de sainte Faustine.

* L’après-midi, la guide Ania nous fait visiter le quartier de Kazimierz, l’ancien quartier juif de Cracovie. Qui, à l’origine, formait une ville fortifiée à part ; la vieille synagogue de Kazimierz, le quartier juif, aux ruelles et magasins pittoresques, dans lequel, entre autres, ont été tournées quelques scènes du film La liste de Schindler, le ghetto de Cracovie, dans lequel furent concentrés les juifs pendant la seconde guerre mondiale. Elle nous montre, sur la Grand place, les 65 chaises dressées qui représentent les 65 000 juifs enfermés dans ce quartier de Cracovie, qui ont été finalement déportés vers les camps de concentration et d’extermination. Et, en ce jeudi soir, qui est la fête de l’Eucharistie, le père Francis célèbre l’Eucharistie en l’honneur du « Précieux Sang ».

* Vendredi 16 novembre, nous quittons Cracovie et rejoignons la mine de sel de Wieliczka. Exploitée depuis le XIIème siècle, elle n’est plus active depuis 1996 ; elle comptabilise plus de 300 km de galeries sur 9 étages. Nous avons visité certaines parties de la mine de sel où des chapelles avaient aménagées sur les lieux du travail des mineurs, près des puits et, aussi, dans les endroits où eurent lieu des événements tragiques. Nous découvrons les innombrables statues de sel illustrant le travail dans la mine ou des légendes locales, les chapelles façonnées dans le sel à la gloire de Dieu et décorées de bas-reliefs magnifiquement sculptés dans ce même matériau. On descend jusqu’à 180 m sous la terre, mais la remontée s’effectue en ascenseur. Ce qui, fut le plus marquant, c’est d’avoir eu la grâce de participer à l’Eucharistie présidée par le père Francis Goossens et célébrée dans la seule chapelle souterraine au monde consacrée à saint Jean-Paul II.

* L’après-midi, visite de la véritable usine d’Oskar Schindler, celui de la fameuse liste, qui a contribué à sauver plus de 1 000 juifs à Cracovie pendant la Seconde Guerre Mondiale ; il fait partie de ces quelques personnes qui ont eu ce courage, malgré les risques qu’eux-mêmes prenaient.

* Samedi 17 novembre : visite du monastère de Jasna Góra : « Montagne Lumineuse » (en polonais), abritant la célèbre icône byzantine de la Vierge Noire appelée aussi Notre-Dame de Częstochowa, célèbre dans toute la Pologne. Si nous bénéficions d’une visite guidée des lieux par un des pères Paulin parlant anglais, c’est Monsieur Desloges qui est mis à contribution pour traduire les explications de celui-ci ! Nous découvrons « Le Trésor de Jasna Góra », le Musée du 600ème anniversaire, le Bastion Saint-Roch. Ensuite, il nous mène dans la chapelle Notre-Dame, où se trouve la fameuse icône byzantine de la Vierge noire qui se trouve au-dessus de l’autel en bois d’ébène et d’argent, et datant du XVIIème siècle.

* Dans la chapelle, à gauche, en regardant vers l’autel, on peut découvrir, dans une vitrine près de l’icône de Notre Dame, la ceinture blanche trouée par les balles et maculée de sang, que le pape saint Jean-Paul II portait le jour où il fut victime d’Ali Agça, lors de son attentat à Rome en mai 1981, et offerte plus tard en ex-voto par le pape à la Vierge de Czestochowa. Il y a plein de chapelets et d’ex-voto sur les murs… jusqu’au plafond !

* Dimanche 18 novembre, c’est le retour en Belgique.

Lors de ce pèlerinage, au sein des divers lieux et sanctuaires, nous avons découvert l’histoire douloureuse à laquelle nos frères et sœurs de Pologne ont été confrontés au travers de l’enfer et de la barbarie des exactions du nazisme et des camps d’extermination ainsi que du joug du communisme…

Et comment, par leur foi, leur confiance en Dieu, leur écoute du message du Seigneur, ils ont été les collaborateurs de l’amour miséricordieux du Seigneur et comment nous aussi, nous sommes appelés à l’exemple de sainte Faustine, à mettre nos pas dans les pas de Jésus.

Un tout grand merci au père Francis Goossens pour son témoignage de foi, ses enseignements, pour sa disponibilité, pour son implication personnelle avec beaucoup d’humilité, pour son écoute, son humour et son franc-parler.

Merci à Monsieur Desloges pour toute l’organisation pratique de ce pèlerinage, la gestion des diverses réservations, merci pour son empathie et sa prévenance d’avoir réservé des fauteuils roulants pour les PMR, d’avoir pensé à réserver, pour ces personnes, l’accès à un ascenseur de mine afin de pouvoir accéder à certains niveaux.

Merci à tous ceux et celles qui se sont mobilisés afin que les moins valides puissent participer à ce pèlerinage.

M.D.
 

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