3 cardinaux qui touchent les cœurs !

Impressions glanées auprès d'auditeurs présents à la conférence du 10 décembre 2019, dans le cadre des Grandes conférences catholiques à Bruxelles. Les cardinaux Jozef De Kesel (Malines-Bruxelles), Omella (Barcelone) et Marx (Munich) y étaient interrogés par Bosco d'Otreppe, journaliste au journal La Libre.


J’ai été touchée par la joie et la simplicité qui rayonnaient de ces hommes de Dieu. Ils parlaient à partir du cœur, d’un Dieu proche avec qui ils sont en relation intime et qui est la source même de leur vie de communion et de tous leurs engagements pastoraux. Leurs témoignages de vie étaient interpellants et nous invitaient, à leur suite, comme de « bons bergers », à nous donner sans compter pour ceux qui nous sont confiés.

Marie

Ce qui m’a frappé, c’est à la fois l’unité et la complémentarité entre les trois cardinaux, dans leurs accents pastoraux, théologiques, spirituels. Un point que je retiens en particulier, c’est la nécessité pour l’Église de pouvoir s’effacer derrière le mystère de Dieu.

Eric

Ceux qui étaient venu pour assister à un débat vigoureux sur les questions délicates de l’Eglise auront été déçus… Moi j’ai eu comme toute première réaction de me dire : quelle belle mise en œuvre de diplomatie ! Il y avait de cela… Ce n’était pas pour autant creux ! J’ai été touchée de la qualité humaine de ces trois hommes qui ont parlé en tant que pasteurs plus que comme théologiens.

Ils invitaient, comme le fait notre Pape, à revenir à l’Évangile dans toutes les questions qui font débat, à contempler la personne de Jésus plus colorée, plus fascinante que jamais… Tout est éclairé quand c’est situé en relation à Lui !

Quelques perles que j’ai notées : L’Église donne la personne de Jésus - Une relation - L’Église moins de panache, plus humblement vraie - Préparer les cœurs au retour du Christ - Jésus était un homme comme un autre mais détendeur d’un mystère - Dieu est heureux des anomalies.

Isabelle

Cette soirée fut un beau moment de rencontre avec trois cardinaux au profils très différents, Marx, gestionnaire et visionnaire, Omella, communautaire et émerveillé, De Kesel, poète et homme de rencontre. Étonnant de voir ces trois hommes d’un bel âge mûr et qui portent pourtant de lourdes responsabilités deviser sereinement sur la situation actuelle de l’Église. Trop serein pourrait-on se demander ? Non, cette sérénité m’est apparue comme l’expression de l’espérance qui les anime tous les trois. Un beau témoignage !

Catherine

3 cardinaux ouverts, me semble-t-il ? dans leurs paroles, et dédramatisant l’impression d’une diminution de pratiquants. J’ai beaucoup aimé lorsque l’un d’entre eux a dit qu’il fallait accueillir les parents qui souhaitaient baptiser leur enfant même si ceux-ci n’étaient pas particulièrement pratiquants (quelque chose comme cela !).

Un cardinal a insisté sur l’importance de la rencontre dans le respect de la différence et sans vouloir changer l’autre mais en donnant un témoignage, là est probablement notre première mission ? Et il a ajouté, c’est au Seigneur de changer le cœur de l’homme.

L’Église n’est pas là pour conquérir le monde mais pour être présente auprès de ceux qui souffrent. La crise actuelle, nous dit un des cardinaux est une opportunité, un moment de purification. C’est d’ailleurs ce que nous dit l’écriture chinoise du mot crise qui est composé de deux caractères signifiant "danger" et "opportunité".

L’Église n’est pas une institution politique ou sociale elle a en plus une composante mystique, transcendantale, elle est pécheresse et sainte à la fois, elle a un défi à relever car la société change et aujourd’hui la vérité de l’église, ce n’est pas le catéchisme mais la personne de Jésus et les écritures sont la partie la plus importante de la révélation !!! (Dogme : le voir comme une possibilité de comprendre le mystère de Jésus, c’est un des possibles en ce sens.)

On ne peut pas faire un chemin SOUS Le niveau de ce qui a déjà été découvert.

Point de vue des migrations : j’ai aimé ce que Mgr Omella nous a dit : penser au projet commun, se souvenir de nos racines : "On a globalisé l’économie, la technique mais pas le cœur !". L’accueil avec responsabilité mais aussi penser aux pays d’origine afin que les habitants ne le quittent pas. Nous ne devons pas faire de prosélytisme mais être des témoins de la joie de l’évangile et de l’engagement vis-à-vis des plus pauvres. Face à l’islam, j’étais heureuse d’entendre qu’il a insisté sur le respect mutuel et la nécessité pour les musulmans de comprendre qu’ils devaient s’intégrer dans une culture sécularisée, une société pluraliste.

Dans leurs échanges sur les questions d’éthique, j’étais très heureuse d’entendre dire qu’aujourd’hui il était nécessaire de répondre à ces questions en tenant compte des développements de la science.

Dans l’ensemble, j’ai senti une certaine ouverture des cardinaux plutôt qu’un attachement aux dogmes -même si certaines portes sont fermées, ils donnent une place première à la rencontre.

Marielle

 

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