22 mai : sainte Rita

Une BD présente la vie de celle que l'on invoque "dans les cas désespérés", mais qui a bien d'autres choses à nous apprendre !

Pour moi, sainte Rita c’est la sainte qu’on prie dans les cas désespérés et cela me vient de ma maman qui m’a toujours dit, avec un petit clin d’œil, que si le mariage de mes parents avait tenu si longtemps (63 ans !) c’est parce qu’ils s’étaient mariés le 22 mai, jour de la Sainte-Rita, patronne des cas désespérés ! C’est donc avec une pensée pleine de tendresse pour mes parents que je vous propose cette BD pour découvrir sainte Rita :

Sainte Rita de Cascia - Don R. Laurita, G. Costa – Ed. du Signe

C’est le 20 mai 2000 que sainte Rita de Cascia est canonisée par le pape Jean-Paul II : « une femme … célèbre dans le monde entier pour son héroïque existence chrétienne d’épouse, de mère, de veuve et de moniale … une femme de paix… »

Cette BD nous fait découvrir la vie de sainte Rita à la suite de deux jeunes gens présents sur la place Saint-Pierre le jour de sa canonisation : elle nous emmène au monastère de Cascia (en Ombrie, dans la province de Pérouse) où une religieuse leur raconte la vie de la sainte.

Rita naquit dans un village proche de Cascia en 1373, à Roccaporena. Ses parents étaient des agriculteurs aisés mais aussi des « pacieri » : faiseurs de paix. En effet à Cascia, centre commercial important, les conflits ne manquaient pas. Rita grandit dans une oasis de paix familiale mais dans un monde agité. Elle apprend à lire, à prier et se rend fréquemment chez les sœurs augustines à Cascia où elle prie et pratique la charité envers les pauvres et les malades.

Quand elle a 12 ans, ses parents la promettent en mariage à Paolo Mancini et Rita, obéissante, accepte malgré le fait qu’elle ait pensé se consacrer au Seigneur. À 14 ans, la voilà mariée à un officier fougueux qui ne pense qu’à défendre son honneur à coup d’épée… et c’est ainsi qu’en 1405, il meurt dans un guet-apens vengeur. Il laisse Rita seule avec des jumeaux de 13 ans dont elle devra sans cesse réfréner le désir de vengeance -malgré son souhait de pardonner. Elle tremble devant tant de haine. Lorsque ses fils meurent dans une épidémie, elle est écrasée de douleur mais soulagée qu’ils n’aient pu tuer pour se venger. Seule, elle se consacre aux malades et finit par obtenir que cesse la vendetta et que la paix se fasse entre les deux familles impliquées dans la mort de son mari.

Ensuite, elle entre chez les sœurs augustines à Cascia et continue à aider les ennemis à se réconcilier. Marquée au front d’une blessure faite par une épine de la couronne du Christ, elle participera aux souffrances du Christ pendant les dernières années de sa vie. Elle meurt le 22 mai 1447.

Brigitte Melis
 

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