Voeux du Vicariat

Joyeuse animation ce 11 janvier au Centre pastoral ! Ils étaient nombreux à avoir répondu à l'invitation de Mgr Hudsyn en ce début d'année.

Chers amis,

Merci à vous tous d’être venus cet après-midi pour ce temps fraternel et convivial à l’occasion de cette année nouvelle.
Qu’allons-nous nous souhaiter ? En 2014, il me semble que nous avons connu une année saturée de violence : à Gaza, en Syrie, en Irak, en Centre-Afrique, en Ukraine… Avec son funèbre cortège de massacres, de personnes déplacées, de prises et d’exécutions d’otages.
A une tout autre échelle, Dieu merci, la fin de l’année a connu chez nous de fortes tensions politiques puis sociales qui heureusement se sont quelque peu apaisées.
Nous pouvions donc espérer pouvoir nous souhaiter - et souhaiter au monde - un peu plus de sérénité et de paix. Mais les événements dramatiques de ces derniers jours, et cette fois, près de chez nous, ont remis tous les clignotants au rouge. A cette heure, à Paris, à Bruxelles, beaucoup sont là, pour dire, malgré la colère, et le ressentiment qui couvent, qu’ils ne veulent pas céder aux extrémismes, à la haine, ni non plus aux amalgames. Je crois que c’est peut-être un tournant qui est en train de se vivre entre nous et l’Islam modéré dans nos pays au vu des très nombreuses déclarations conjointes de responsables religieux chrétiens, juifs et musulmans qui se sont faites ces derniers jours à Rome, en France et en Belgique.
L’Europe est sans doute visée. Mais puisque nous revendiquons qu’on reconnaisse davantage les racines chrétiennes de l’Europe, alors réagissons en cohérence avec ces racines chrétiennes qui sont nôtres. Il y a dans nos gènes chrétiens cet appel du Christ à être comme lui et avec lui des artisans de paix. Cela fait partie intrinsèque de notre identité et de la radicalité évangélique.
C’est donc cela que je voudrais nous souhaiter. D’ouvrir à temps et à contretemps des chemins de paix. Avec les armes évangéliques de la paix : l’écoute attentive de l’autre ; le dialogue persévérant ; la non-violence ; la concertation et la négociation au plan social et politique ; le courage du premier pas ; le souci de la justice sans laquelle il n’y a pas de paix durable ; mais aussi le souci de mieux connaître l’autre, sans céder aux simplismes faciles et confortables.
C’est notre affaire à tous. C’est un chemin d’humanité qui s’invente au quotidien : dans nos familles, dans les couples ; à l’école et à l’université ; au travail et dans les lieux de loisirs ; dans la vie associative ; dans nos engagements sociaux, politiques et culturels ; mais aussi dans nos communautés chrétiennes et dans tout ce qui peut favoriser le dialogue œcuménique, interreligieux et interconvictionnel.
Je formulerais donc mes vœux sous forme de prière : « Seigneur, Prince de la Paix, quand la violence et la haine accomplissent leur œuvre de mort, que ta résurrection soit manifestée par notre façon d’être, comme toi, avec toi et en toi, des artisans de ta paix ».
Vu les circonstances que nous vivons, voilà donc pour mes vœux…

Nous avons reçu en abondance vos cartes de vœux. Beaucoup y ont évoqué la joie qu’ils ont de faire Eglise dans notre Vicariat où beaucoup de choses sont en train de bouger et qui s’en réjouissent.
C’est dû certainement pour une part au souffle que notre Pape donne à l’Eglise en redynamisant notre foi, en nous donnant une joie renouvelée d’être chrétien ! Mais il n’y a pas que cela.
Il y a aussi tout le peuple de Dieu qui a accueilli avec bienveillance la perspective de nouveaux chantiers pastoraux. Avec comme résultat qu’à de nombreux niveaux du Vicariat, on a dû se rencontrer, parler ensemble, confronter les points de vue … et c’est très stimulant d’être une Eglise où on débat ensemble mais où aussi certains se risquent et comme le disait encore un curé avant-hier soir : « Il y a un moment où il faut se jeter à l’eau et commencer à nager »… Et il trouvait que cela avait plutôt bien réussi à sa communauté.
Cette rencontre est l’occasion de vous partager ce qui se vit un peu partout. Et trois coordinatrices de ces grands chantiers vont nous dire brièvement où on en est concrètement dans ces grands travaux « d’intérêts généraux » qui se veulent au service de la mission. Car leur visée essentielle, je le rappelle c’est cette dimension missionnaire qu’on peut résumer ainsi : mieux rejoindre aussi ceux qui sont à distance, en leur offrant des façons de faire Eglise qui puissent leur donner le goût du Christ.


(Vous trouverez les textes de ces interventions en documents liés.)

Rebecca Alsberge nous parle d’abord des Unités pastorales.

Elodie Goulet, la nouvelle responsable du service de la pastorale de la jeunesse nous fait le point sur la création de ce qu’on appelle les « Pôles jeunes ».

Enfin, Jola Mrozowska, responsable du service de la catéchèse des jeunes va nous dire où on en est dans la manière dont au Brabant wallon on met en œuvre la décision des évêques de Belgique de renouveler l’initiation à la foi pour les plus jeunes.
...
Tout ce travail est le fruit de votre collaboration à tous : prêtres, diacres, animateurs pastoraux, Conseils d’Unité pastorale, équipes pastorales de paroisse, conseils décanaux, catéchistes, services du vicariat mais aussi chacun des paroissiens qui participent, encouragent, et prient pour que ces orientations pastorales prennent corps et soient fécondes.

Je dois remercier l’archevêque qui dans ses visites décanales a soutenu ces options pastorales. Je remercie aussi le Conseil épiscopal pour son appui : il est représenté ici par le vicaire général Etienne Van Billoen, la déléguée épiscopale à la vie consacrée Sr Elisabeth Storms, le délégué épiscopal au temporel Patrick du Bois et le délégué épiscopal pour l’enseignement Claude Gillard.

Je me permets enfin de vous partager toute la joie que j’ai de pouvoir collaborer de près avec le Conseil et le Bureau du Vicariat et de pouvoir compter sur :
-  mes adjoints Eric Mattheeuws et Rebecca Alsberge
-  les doyens principaux : Alain de Maere, Jean-Louis Liénard et Guy Paternostre,
-  les autres membres du Conseil : Marie Lhoest, Anne Dupont, Georges Bouchez, Catherine Chevalier, Jola Mrowoska, Bernadette Lennerts, et la mémoire écrite du Conseil Paule Staudt !

On ne s’ennuie pas avec eux et je tiens à vous dire qu’ensemble nous avons plein d’autres projets dans la tête et le cœur et des plus divers !

-  Par exemple, la nécessaire reconfiguration des doyennés et de leur mission vu la création des Unités pastorales

-  Nous réfléchissons à tout un projet de formation plus cohérente à destination des prêtres, des diacres et des animateurs pastoraux pour qu’ils puissent se donner à fond dans une vision missionnaire de leur ministère.

-  Vous aurez tout bientôt les consignes pour que ceux qui le désirent puissent apporter leur contribution au second synode sur la famille en octobre prochain.

-  Le souci des périphéries passe par l’attention aux personnes âgées parfois si délaissées dans les maisons de repos et donc on veut mettre en place de véritables équipes d’aumônerie en maison de repos.

-  Au passage, je voudrais dire mon soutien aux équipes d’aumônerie hospitalière qui, ces derniers temps, n’ont pas toujours eu la vie facile dans les débats parfois tendus autour de la question douloureuse de l’euthanasie. Je compte leur écrire un mot d’encouragement à l’occasion de la journée mondiale des malades le 11 février.

-  Dans le Brabant wallon, nous avons plus de 1000 fermes. Des agriculteurs jeunes et moins jeunes m’ont interpellé sur la manière dont l’Eglise pourrait soutenir leur projet de développer une agriculture autre et soucieuse de l’environnement. On va y songer.

-  Et enfin je n’oublie pas que c’est l’année de la vie consacrée ; que serions-nous sans ces signes si importants que sont les vocations contemplatives et actives dans leur diversité. Je vous invite à les soutenir et à prier ensemble avec eux tous lors de la célébration des vêpres au monastère de Clerlande le dimanche 1er février à 16h.

Il y a encore bien d’autres services, initiatives qu’on pourrait citer… j’en laisse pour… l’an prochain ! Vous en aurez un aperçu en visitant le Centre.


Et si on se disait « bonne année » en chantant et en priant les uns pour les autres avec Thérèse d’Avila dont nous fêtons cette année les 500 ans de la naissance, elle qui nous dit : Nada te turbe - que rien ne te trouble, que rien ne t’effraye, rien ne manque à celui qui aime Dieu !

Wavre le 11 janvier 2015
+ Jean-Luc Hudsyn

 

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