Un moine, un musulman et un catholique témoignent

Les rideaux sont tombés sur les conférences organisées pour les 100 ans de la paroisse de Blocry. C’était le jeudi 18 septembre, à 20h. Étaient au rendez-vous, des regards croisés de croyants issus du bouddhisme, de l’Islam et du catholicisme. Pendant près de deux heures, Sœur Giac, moniale bouddhiste, Cheik Anass Tigra, musulman soufi et Frère Dieudonné Dufrasne, moine bénédictin, ont partagé leur expérience de l’invisible. A travers leurs trajectoires de vie spécifiques.

Prenant la parole en premier, Sœur Giac, bouddhiste depuis 15 ans, rappelle ses origines chrétiennes. Elle situe le point de départ de son engagement au moment de son divorce. Une manière profonde de dire « oui » à quelqu’un d’autre, plus qu’à son bien aimé qui l’avait quittée pour une autre femme. Pour elle, la rencontre de l’invisible consiste à voir Dieu dans toutes les choses, tous les êtres. Une attitude fondamentale. Le concept d’ « interêtres », cette attitude nourrit sa contemplation et permet d’aborder tous les êtres et la nature avec bienveillance.

Cheik Anass, de la religion musulmane, abonde dans le même sens de la contemplation. Né d’une famille musulmane pratiquante, son enfance est marquée par des chants de guidance. Reprenant la vie de Mahomet, il évoque sont témoignage de l’invisible en lien avec les 5 points centraux de l’Islam : la foi, la prière, la zaka, le jeûne et le pèlerinage.

Frère Dieudonné a situé son expérience, en relisant des premiers pas dans la vie religieuse. Avec humour, le religieux remonte le fil rouge de sa vie. Un fil tissé par une présence invisible de Celui qui est la quête finale de notre existence terrestre. Cette expérience consiste en un émerveillement gracieux, en un travail sur soi, avec la possibilité de nommer ses turbulences intérieures. Dès cet instant, le Frère Dufrasne comprend sa vie de consacré comme la vie d’un chercheur, d’un guetteur ou d’un veilleur aux venues de Dieu. Cela sans se soustraire du monde. Mais dans la gaîté, en s’ouvrant à l’autre, reconnaissable dans le malade, l’assoiffé,…
Cette note d’ouverture a achevé la série des conférences marquant les 100 ans de Blocry.

Alfred Malanda

 

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