Rythme et lumière pour le Louvain-Light-Night

Lors du Louvain-Light-Night (Festival de la lumière) du mercredi 11 février, David Van Raes, étudiant à l'Université Catholique de Louvain, se cachait derrière le panda, la mascotte du festival. Il nous confie ses impressions et réflexions.

Pourquoi avoir choisi une mascotte pour faire connaître le Louvain-Light-Night ?

David Van Raes : La raison d’être de la mascotte était tout d’abord de mettre en avant la présence et l’accueil de la paroisse universitaire envers les étudiants et pas uniquement pour le festival. Nous voulions montrer que la paroisse universitaire est une paroisse dynamique, qu’elle est vraiment là pour les étudiants et qu’elle ne reste pas entre les quatre murs de l’église. Evidemment, ça ne se passait pas par la présence de la mascotte mais par ses gestes. Il donnait des câlins gratuits aux gens. « Free Hugs » (Câlins gratuits) était marqué sur son t-shirt ! (On le voit sur la photo). Les “Free Hugs” en soit étaient vraiment beaucoup plus importants que la seule présence de la mascotte. Sachant que le festival est le plus grand événement de la paroisse de l’année on a voulu que la mascotte de la paroisse y soit présente avec ses câlins gratuits.

Du coup la symbolique de ses « câlins gratuits » était vraiment très importante ?

DVR : Oui tout à fait ! Le câlin gratuit symbolise l’accueil et l’acte d’amour vers autrui. Je m’étais inspiré de Mata Amritanandamayi (aussi appelé Amma), la femme spirituelle indienne qui parcourt le monde entier pour donner des câlins aux gens. Une vraie légende spirituelle. Elle est Hindoue de naissance mais elle dit que sa seule religion est l’amour. Si vous me permettez de la citer : « Il est dans la nature d’une rivière de couler. De même, il est dans ma nature d’exprimer mon amour maternel pour mes enfants, et l’amour pour mes frères et soeurs ». Ce discours pourrait paraître très simpliste mais cela ne l’est pas du tout. L’acte en soit est simple mais n’est pas si facile à réaliser ! Essayez de le faire avec quelqu’un que vous ne connaissez pas vraiment et vous verrez ! Les « free hugs » sont avant tout des actes d’amour et d’accueil explicites vers autrui, nos frères et sœurs.

Comme panda mascotte, quelles rencontres avez-vous fait avant et pendant le festival ?

DVR : Le panda s’est présenté deux fois à Louvain-La-Neuve avant le festival et était là pendant toute la soirée. Il a parcouru les rues de Louvain-La-Neuve en distribuant ses câlins gratuits. Entre temps, les amis du panda distribuaient aussi des flyers pour le festival et des jolis ballons de la paroisse étudiante. Beaucoup de personnes de tout âge était très enthousiastes. Parfois il y avait des gens qui disaient que ça leur faisait vraiment du bien d’avoir fait un câlin. Quand ils n’osaient pas en faire un, je m’approchais d’eux, et il m’arrivait souvent qu’à ce moment là, les gens se mettent quand même dans mes bras avec beaucoup de joie ! De plus il y avait vraiment beaucoup de gens qui venaient demander qui nous sommes et qui nous félicitaient avec le panda et le concept des « free hugs ». Pendant le festival même, les gens étaient même encore plus enthousiastes. Peut-être parce qu’ils avaient déjà vu comment le Panda avait dansé sur la grande place ! (rire)

Vos impressions sur le festival : l’ambiance, les moments forts ?

DVR : Alors le festival était vraiment top ! Tout d’abord encore chapeau à l’organisation entière du festival avec tous les volontaires y compris. Sans une telle équipe ça n’aurait jamais été possible.
Il y avait pas mal de moments forts pendant le festival. Ce que j’ai trouvé très touchant, c’était la petite procession avec les bougies de l’église à la Grand place où tous les gens se rassemblaient. Après le discours du curé et de l’imam de Louvain-la-Neuve, il y a eu une minute de silence pour la paix. Puis il y a eu la flashmob sur la scène où j’ai dansé (comme Panda) avec des étudiants du Don Boskot. C’était pour moi un sommet parce que je voyais que plein d’étudiants sur la Grand place étaient en train de danser avec nous et passaient vraiment un très bon temps. De même pour la danse folk animé par le groupe Homeband et Folk Louvain ; puis le rock animé par Rock LLN : il y avait vraiment beaucoup d’ambiance !

Quel est l’intérêt selon vous d’un tel festival ?

DVR : Tout d’abord, le Louvain-Light-Night est une bonne occasion de faire connaître la paroisse aux jeunes de Louvain-la-Neuve, de montrer que la paroisse est dynamique et présente pour tout le monde. Mais ce qui est le plus important est de créer un accueil chaleureux pour chaque étudiant de Louvain-la-Neuve et de leur donner un bon temps pendant le festival. Ceci est l’intérêt du festival qui trouve ses racines dans une des fêtes patronales de l’université catholique de Louvain, le chandeleur. Cette fête s’explique par la Présentation biblique de Jésus au Temple où le vieillard Syméon accueille l’enfant Jésus en s’exclamant : « Lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël, ton peuple ! » (Luc 2,32). Comme le curé, Dominique Janthial, le disait très bien au début du festival « La lumière jaillit toujours lorsque l’on accepte de faire une place à l’autre dans sa vie et dans son cœur. C’est pourquoi nous cherchons à ce que de nombreuses réalités du site puisse interagir pour le succès de cette soirée ». Alors quand j’ai vu tous ses visages joyeux réunis pendant le festival j’ai aperçu la lumière. C’était le succès d’une « Grand » place pour l’autre.

Propos recueilli par Elisabeth Dehorter

Toutes les photos du Louvain-Light-Night

 

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