Proposer le trésor de la miséricorde

La clôture de l’année de la miséricorde, c’est pour bientôt. Fidèle à l’élan spirituel entretenu depuis le lancement du Jubilé, ce dimanche 9 octobre, le Sanctuaire Notre Dame de Basse Wavre a organisé un après midi de prière. A cette occasion, Mgr. Jean-Luc Hudsyn a prononcé une conférence axée notamment sur l’après année jubilaire.

Quelques fidèles du Sanctuaire et d’autres chrétiens venus d’ailleurs ont convergé vers Notre Dame de Basse Wavre. Le chapelet de la miséricorde animé par l’abbé Jean-Baptiste Pina terminé, Mgr Jean-Luc Hudsyn a pris la parole. Sa conférence a porté sur la l’Année jubilaire placée par le Pape François sous le signe de la miséricorde. Le Concile Vatican II, est la source à partir de laquelle s’est renouvelée l’idée d’un Dieu miséricorde, présent au monde. Dès cet instant, a souligné l’orateur, l’Eglise s’est mise dans la position d’une communauté qui se laisse étonner et déranger par la miséricorde. Sœur Faustine a porté de manière spéciale cette intuition d’un Dieu qui a mal à ses « entrailles » ; qui ne se satisfait pas des maux des hommes.

La source biblique

Pour Mgr. Jean-Luc, la bible est lieu privilégié de la manifestation de la miséricorde de Dieu. Dès le livre de la Genèse, Dieu se montre sensible à ce qui touche Adam. Son amour comparable à un instinct maternel, se propose dans la douceur. Aux côtés de l’homme, il combat contre le mal. D’où parfois ces images d’un Dieu guerrier. En cela, YHWH se distingue des autres divinités païennes présentes dans la Bible. Lui se montre sensible à ce qui fait mal à l’homme.
Jésus, dans le Nouveau Testament, est la plénitude même de l’amour de Dieu. A chaque page de l’évangile, il se montre et se rend proche. Attentif aux marginalisés et aux blessés de la vie. Pour le conférencier, les paraboles du Bon pasteur, de la pièce d’argent et du fils retrouvé, illustrent la miséricorde d’un Dieu qui va au devant même de l’homme pécheur. Il ne l’attend pas avec un registre de griefs commis. Il lui manifeste sa tendresse infinie. Même si une telle attitude a été quelque peu ternie par la perception du Moyen-Age, le conférencier a souligné que Dieu propose son amour dans la gratuité. Et même lorsque l’homme s’éloigne de cet amour, Lui, Père miséricordieux, continue de croire en lui.

L’Année jubilaire : et après ?

Pour terminer sa conférence, Mgr Jean-Luc Hudsyn a abordé cet aspect de l’après Jubilé de la Miséricorde. Le 20 novembre 2016 prochain marquera la fin de cette démarche spirituelle proposée par le Pape à toute l’Eglise.. Pour lui, toute l’année écoulée est à comprendre comme un entrainement. L’élan pris doit se poursuivre. Notre Eglise se doit d’être un lieu qui continue de « proposer le trésor de la miséricorde ». Les dispositions d’ouverture aux autres, en paroisse, en famille sont la porte d’un chantier qui reste à entretenir. Et dans une société plurielle, multiconfessionnelle, notre attitude chrétienne gagnerait à être lucide et bienveillante. Nos communautés, loin de se replier, se doivent d’accompagner les contemporains dans leurs histoires. Même lorsqu’ils empruntent des chemins qui ne cadrent pas a priori avec l’esprit de l’évangile. Un éveil ou réveil reste toujours possible. Chemin faisant. A l’exemple des disciples d’Emmaüs.

Alfred Malanda

 

Eglise catholique de Belgique
Vicariat de Brabant wallon
chaussée de Bruxelles, 67
B-1300 Wavre
0032 (0)10 : 235 . 260

Secrétariat du vicariat
Eva Calatayud Saorin
0032 (0)10 / 235.273