Mgr Léonard à la Maison des Réfugiés de Louvrange

A trois jours de la fin de sa visite pastorale dans le doyenné de Grez-Beauvechain, Mgr Léonard a rendu visite à la Maison des Réfugiés de Caritas à Dion-Valmont. La nouvelle destinée de l’ancien couvent des Filles de la Charité accueille désormais des femmes réfugiées avec leurs enfants et leur assure un encadrement adéquat. Une délégation de Caritas international a présenté la maison à l’archevêque.

Pour des générations de Dionais, l’ancien couvent sis Venelle Notre-Dame des Champs, est synonyme de bons souvenirs liés au scoutisme, aux mouvements de jeunes, et… à la présence de sœurs ouvertes et bienveillantes. Depuis trois ans, l’enfilade des bâtisses a quelque peu changé, car il a fallu faire des transformations avant d’ouvrir ce qui s’appelle maintenant, les "Logis de Louvrange". On y a aménagé un habitat groupé, vingt-deux appartements unifamiliaux de une à trois chambres, qui peuvent accueillir jusqu’à 20 femmes simultanément avec leurs enfants (45 aujourd’hui).

Trois sœurs sont restées " pour accompagner le projet social et y assurer une mission de présence et de proximité ", explique Sr Christiane à l’archevêque. Elles ne sont pas les seules à s’investir : une vingtaine de bénévoles encadrent les résidentes. Ils sont actifs dans les domaines de la vie quotidienne : transport des enfants vers l’école, cours de français, accompagnement médical, sensibilisation aux us et coutumes de notre Belgique, bricolages, cuisine, entretien…. Une assistante sociale apporte un soutien psychologique et aide aux démarches juridiques. 

Ces mamans isolées au passé toujours dramatique sont des demandeuses d’asile tout à fait légales (elles ont leurs papiers s’assure Mgr Léonard). Grâce à un partenariat avec le Cire, Caritas répond donc à la volonté du législateur qui prévoit un accueil spécifique pour ces personnes. L’accueil en logement individuel répond à un choix délibéré de l’association car il favorise le respect de la vie privée, et permet les échanges entre familles qui peuvent ainsi s’épauler, se rendre des services. La structure des Logis garantit l’autonomie et responsabilise les résidentes, tout en leur assurant le soutien psychologique dont elles ont besoin.

Les présentations faites, Mgr Léonard a souhaité se rendre dans un logement aimablement guidé par une résidente ; il s’est ensuite rendu à la halte-garderie créée pour permettre aux mamans de s’absenter lors de démarches, s’entretenant avec les puéricultrices, se risquant à chanter l’une ou l’autre comptine, avant de pénétrer dans l’appartement des sœurs.

Sensible à la problématique des réfugiés, l’archevêque a rappelé qu’en 2007, il avait accueilli dans son Evêché à Namur des sans-papiers prêts à être renvoyés dans leur pays d’origine. Cette situation n’est pas sans lien avec celle des résidentes : 60% des mamans qui résident à Louvrange sont reconnues demandeuses d’asile et obtiennent le statut de réfugié. Les délais de séjours sont aléatoires a souligné l’une des responsables. Pour celles qui quittent Louvranges, c’est soit parce que leur demande est déboutée, soit parce qu’il s’agit d’un retour volontaire, soit encore, et on leur souhaite à toutes : suite à une réponse positive dans leur dossier, elles s’en vont vers un avenir en complète autonomie !

 

Bernadette Lennerts

 

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