Lu pour vous

Veilleur, où en est la nuit ? - A.Candiard - Cerf - 2016

« Le monde attend de nous (les chrétiens) que nous vivions dans l’espérance, c’est-à-dire que nous vivions pour l’éternité, que nous vivions pour ce qui compte vraiment et ne passera jamais. »
L’espérance est-elle un synonyme d’optimisme ? La réponse peut se lire dans le livre de Jérémie. En effet, celui-ci, ne cédant pas à l’optimisme ambiant qui veut croire que le peuple en se soulevant va, avec l’aide de Dieu, vaincre l’armée de Babylone, conseille de se soumettre car la victoire est impossible. En effet, Dieu ne donnera pas la victoire mais Il promet sa présence et c’est cela l’espérance. Il faut espérer mais espérer en Dieu et n’espérer qu’en Lui. Aujourd’hui nous vivons le même type de tension : la chrétienté disparaît mais il ne faut pas se retrancher dans un bastion défensif, il faut vivre dans l’Espérance. Et ce, en aimant ses ennemis, en priant pour les vandales, et en renonçant à nos faux soutiens « ça ira mieux demain ! ». L’Espérance ce n’est pas une attente mais un don à recevoir, une confiance en Dieu présent dans le monde réel. Ne pas tomber dans la victimisation qui donne la victoire au Mal car celui-ci devient ma seule légitimité, alors que celle-ci devrait venir du bien que je m’efforce de faire. Espérer c’est se poser une question toute simple sans pleurnicher ni être d’un optimisme béat : « Comment faire de tout cela une occasion d’aimer davantage ? »
« Espérer, c’est quelque chose de très concret ; c’est croire que Dieu nous rend capable de poser des actes éternels. … les actes éternels,… sont bien sûr les actes d’amour… ce sont eux qui construisent dans notre monde déjà, l’éternité, le Royaume de Dieu. »


L’intranquillité - M.Muller-Collard - Bayard – Coll. « j’y crois »
L’intranquillité, on la connait tous depuis le berceau. C’est en tout cas l’avis de l’auteure. Pour elle, l’intranquillité existe, nous l’avons tous rencontrée une fois ou l’autre et donc autant en tirer son parti. Quand l’auteure dit qu’elle y croit, elle nous dit qu’elle l’accueille en confiance. Son imprévisibilité est source de créativité et celui qui cherche à l’éviter vit sans être vivant, enfermé dans une forteresse de certitudes, loin des autres qui sont de grands vecteurs d’intranquillité. Pour elle, cette voie d’intranquillité fait grandir, fait avancer loin des sentiers battus du bien-être et des certitudes. Elle la côtoie souvent en lisant l’évangile : Marie, la première en est témoin. A l’Annonciation, l’Inédit vient chambouler son avenir tout tracé. La Nativité ensuite nous fait découvrir un Dieu, nouveau-né bien fragile qui nous emmène sur un chemin de confiance sans certitudes. Comme lors des maternités, une fois l’enfant dans les bras, cela en est fini de la tranquillité… « Alors oui, si Dieu arrive au monde comme un nouveau-né, son projet ne peut pas être de nous préserver du risque et de l’inquiétude. Avec l’Evangile, comme avec toute naissance, commence l’irréductible intranquillité »
Pour l’auteure, ce qui lui permet de suivre le Christ comme un Maître c’est le fait justement qu’il ne promet pas l’évitement du risque, c’est qu’il plonge dans la complexité du monde sans nous y soustraire mais aussi sans s’y soustraire. Jésus vit l’intranquillité intensément, jusqu’à l’extrême. Et il commence en marchant et en rencontrant, il est dans le mouvement, inhérent à toute vie vivante. Pour vivre en paix malgré l’intranquillité, l’auteure se pose en ce « plus-grand-qu’elle », cet Autre qui la saisit et elle peut dire comme St Augustin : mon âme est inquiète jusqu’à ce qu’elle repose en toi.

 

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