Les portes saintes sont ouvertes en Bw !

En ce début de l’année jubilaire de la miséricorde, trois portes saintes ont été ouvertes ce dimanche 13 décembre : celle de la collégiale Ste-Gertrude à Nivelles et celle de l’église St-Médard à Jodoigne le matin et celle de la basilique Notre-Dame de Basse-Wavre en fin de journée. Les célébrations ont été priantes, joyeuses, invitant chacun à une démarche de conversion, soutenues par des hymnes, des chants et des lectures sur le thème de la miséricorde.

Le rituel de la célébration de l’ouverture de la porte s’est déroulé sur le parvis des trois églises malgré le temps humide. Les fidèles étaient venus nombreux, pour participer à ce rituel qui invite chacun à ouvrir la porte de son cœur au Seigneur, comme l’évoquait la lecture de l’Apocalypse en début de célébration (Ap3, 20-22). Après des lectures et des chants, la porte a été solennellement ouverte. Les célébrants et l’assemblée sont entrés solennellement dans l’église, des assemblées multigénérationnelles dans les célébrations du matin, où enfants, catéchistes et parents étaient présents.
Une conversion joyeuse
Chacun a été ensuite invité à faire mémoire de son baptême en plongeant ses mains dans l’eau, et en se signant une partie du corps : le front, les oreilles ou le cœur. L’assemblée a ensuite lu et médité la prière du Jubilé écrite par le pape François . La célébration ordinaire d’un troisième dimanche de l’Avent s’est ensuite déroulée, donnant par les lectures un air de joie à cette année jubilaire, «  sans ignorer ce qui ne va pas » a évoqué Eric Mattheeuws, rappelant ce qu’a écrit le pape François publié dans le livret du pèlerin à disposition de tous.
A Nivelles, La très belle homélie prononcée par Mgr Jean-Luc Hudsyn a développé la voie de la miséricorde. Il a aussi expliqué le sens de ce jubilé dit extraordinaire, c’est à dire voulu par le pape en dehors des jubilés ordinaires qui sont programmés tous les vingt-cinq ans. Voulant donner aux enfants la place qui leur revenait, l’évêque les a invités à venir se rassembler autour de l’autel en se donnant la main. Ce qu’ils ont fait dans un élan très naturel. La prière du Seigneur a ainsi été dite avec une ferveur toute fraternelle. Marie n’était pas en reste, priée comme c’est la tradition à la collégiale, l’assemblée s’est alors tournée vers la Mère de Miséricorde pour chanter le « Je vous salue Marie ».
Enfin, avant que chacun s’en retourne à ses occupations dominicales, le doyen Albert Demoitié a rappelé aux premiers pèlerins en quoi consistait les démarches proposées dans son église jubilaire, profitant de l’occasion pour lancer un appel aux bonnes volontés à s’engager dans un service d’accompagnement ou de permanence.
Une année qui fait du bien
A Jodoigne, en l’église Saint-Médard, Eric Mattheeuws, a invité chacun à oser vivre pleinement cette année jubilaire « une année de grâce et de bienfaits, ce sera un nouveau départ ! ». Tant de lieux ont besoin de miséricorde : les quatre coins du Brabant wallon, notre pays, le monde et notre planète terre. « Même s’il n’est pas parfait, l’accord sur le climat conclu par 195 pays ne vient il pas exaucer la prière de tant de pauvres, qui souffrent du dérèglement climatique, du pape François, de la création toute entière ? » a - t - il souligné au lendemain de l’accord de Paris. A la fin de son homélie, l’adjoint de l’évêque a indiqué deux orientations sur ce à quoi nous sommes invités : "Accueillir pour nous la miséricorde, et offrir la miséricorde." Accueillir la miséricorde peut se vivre de multiples manières : pour certains, prier plus longtemps, pour d’autres, accepter une visite, pour d’autres encore aller à la messe ou vivre le sacrement de réconciliation. Le célébrant a mis en avant l’importance d’une activité qui mette en mouvement physiquement : la démarche du pèlerinage, ici ou ailleurs. L’accueil de la miséricorde transforme tout l’être : un autre engagement à vivre est donc de partager cette miséricorde à quelqu’un qui en a besoin.
Une longue retraite dans la vie
A la basilique de Notre-Dame de Basse-Wavre, Mgr Hudsyn a invité l’assemblée très nombreuse à vivre l’Année de la Miséricorde comme un temps de retraite pour rejoindre le visage de Dieu. « Il s’agit de s’engager dans une démarche de proximité. Un temps de remise à niveau social, spirituel. Dans notre pastorale nous aurons par exemple à éviter un regard humiliant, réduisant les autres à leur passé. »
En ce début d’année liturgique, que cette année jubilaire soit "un cadeau pour chacun, pour le monde, la terre, la société. »

Elisabeth Dehorter avec Bernadette Lennerts et Alfred Malanda
Galerie photo des trois célébrations

Lire l’homélie de Mgr Hudsyn à Nivelles

 

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