« Laudato si » s’invite à Louvain la Neuve

« Laudato si », traduire « Loué sois-tu Seigneur », la dernière encyclique du Pape François, a été au centre des deux interventions faites ce mardi 1er décembre au soir à l’auditoire Montesquieu 2, de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve. Une conférence organisée par le Vicariat du Brabant Wallon et le Centre de Théologie pratique.

Des hommes et des femmes ; des consacrés et des fidèles laïcs ; des étudiants et des hommes de bonne volonté sont venus en grand nombre suivre la présentation des grandes articulations de la pensée écologique du successeur de Benoît XVI. Deux orateurs étaient au podium : Walter Lesch, professeur de philosophie et de théologie à l’UCL. Philippe Lamberts, député européen Ecolo.
Avec une modération assurée par Serge Maucq, le premier orateur, Walter Lesch, a mis un accent sur « Laudato si » comme une contribution majeure du Pape François dans un débat souvent récupéré et où les altermondialistes semblent parfois en première ligne. La pertinence du document tient à sa structure. A la clarté d’un propos qui s’appuie sur un état des lieux : la dégradation de la planète terre. Et même lorsqu’il prône une écologie intégrale, le Pape reste conscient des désaccords. Il alimente son discours des prises de position des scientifiques, d’autres penseurs chrétiens réunis au sein de l’œcuménisme. Ce qui confère à cette lettre encyclique le caractère d’une communication réussie., d’un instrument de dialogue et d’une base de discussion.
Cette même admiration pour l’encyclique a été aussi partagée par l’homme politique et chrétien, Philippe Lamberts. Le deuxième intervenant de la soirée a pointé la spécificité de « Laudato si » au niveau de son analyse. Une analyse établissant une égalité entre l’exploitation de la planète et l’exploitation de l’homme. Se situant au-delà d’une rhétorique fortement moralisatrice, pour Philippe Lamberts, le Pape François étonne et se démarque en donnant un ancrage sociologique à son diagnostic et un réalisme à sa proposition : il faut miser sur un autre style de vie. En cela François est fondamentalement audible, car pour lui il s’agit de « préserver la maison de l’humanité ». Les échanges soulevés par ces deux conférences, disent que « Laudato si » continue à susciter le débat.

Alfred Malanda

 

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