La famille, une valeur sûre !

Beauté de la famille, beauté de l’engagement, la famille est fragile et les occasions de sa fragilité sont multiples. L’archevêque s’est attaché à identifier les causes qui menacent l’harmonieux équilibre dans notre culture. « La place de la famille dans nos sociétés occidentales », était le thème de la conférence que Mgr Léonard a donnée vendredi 7 mars dans l’église Saint-Martin de Blanmont.

C’est sous l’œil bienveillant du saint patron de leur église que les fidèles sont venus écouter l’archevêque au début de sa visite pastorale dans le doyenné de Walhain, après un détour éclair à Rome.
La famille se situe au plus haut parmi les valeurs les plus prisées des Belges si on en croit les récentes enquêtes, a rappelé l‘orateur à l’entame de sa conférence. Et pourtant la beauté de l’idéal familial, se trouve sans cesse fragilisé dans notre culture occidentale. Les causes de la fragilité de la famille sont multiples. Mgr Léonard les a débusquées devant la centaine de personnes présentes.

Amour toujours, amour d’un jour
Nous vivons dans une culture de l’immédiat et du perpétuel recyclage. Nous sommes donc peu habitués à raisonner à long terme, nous installons dans le provisoire. Quelle place alors donner à l’amour conjugal qui choisit de durer une vie entière ? L’amour éternel rime difficilement avec la culture du jetable.
La culture de l’émotionnel, des sentiments immédiats est omniprésente. Jadis reprend l’orateur, le couple devait rester uni pour que perdure la petite entreprise familiale, c’était un garde-fou économique, le mariage était soutenu par la tradition familiale. Aujourd’hui ces soutiens extérieurs sont tombés, le couple se fonde sur des sentiments, souvent éphémères, ce sont eux qui régissent l’amour. L’orateur a en outre pointé la fragilité institutionnelle du mariage civil : « dès le moment où il est conclu, le ver est déjà dans le fruit parc ce que on peut divorcer aussi facilement qu’on s’était marié !  »
« Le mot mariage s’est étendu au-delà de son sens premier (l’union stable entre un homme et une femme), puisque maintenant sont aussi reconnues les unions entre deux hommes ou deux femmes  » a regretté l’archevêque, qui a poursuivi sa critique en dénonçant la théorie du genre.

Le gender, encore un peu de snobisme
Ne pas faire dépendre le sexe de l’anatomie humaine mais d’un choix culture, c’est méconnaître ce qu’est l’être humain. « Notre corps n’est pas une machine indifférente, car nous nous identifions par notre corps : nous disons par exemple que nous avons mal aux dents, ou que nous avons soif, ou froid… » Cette théorie fragilise la famille qui repose sur la complémentarité homme-femme. Dans la religion chrétienne la sexualité est honorée, elle est une religion du corps, où la divinité prend corps.

L’enseignement de Jésus sur le mariage
L’Eglise porte une responsabilité dans l’existence du couple, de la famille, car elle est la gardienne de l’enseignement de Jésus sur le mariage (indissoluble). A cet égard, toute la Bible est l’histoire d’une alliance de type conjugal, image de la complémentarité homme-femme. Il suffit de se référer aux passages dans lesquels Dieu déclare son amour : il le fait à la manière d’un amoureux à sa fiancée. « La messe est une célébration nuptiale où le Christ époux est présent au milieu de son peuple, sa fiancée. »

L’Eglise doit soigner son service avant-vente, a plaidé l’orateur. C’est-à-dire, avant le mariage. Il s’agit de la délicate tâche pastorale de ceux qui préparent au mariage : il leur est demander d’harmoniser exigence et accueil, d’éclairer les futurs mariés avec lucidité à l’exigence de l’Evangile tout restant ouvert à leurs demandes.
Le service après-vente est tout aussi déterminant dans le mariage sacramentel. Il faut vivre son sacrement, le nourrir et pour cela faire preuve d’un peu d’imagination. Rien de tel que de proposer les piqûres de rappel : reprendre contact avec les couples, les inviter à une fête des familles, à participer à une célébration du « oui » redit à son conjoint…

Le synode de la famille : mise en lumière des enjeux pastoraux
Avant de passer aux questions de l’assemblée, l’archevêque s’est penché avec bienveillance sur les accidentés de la vie. Il encourage les célébrations avec les personnes qui ont vécu de grandes blessures, fausses-couches, avortements, mêlant ainsi des situations très différentes où l’enfant décédé est le commun dénominateur. Complétés par le sacrement de réconciliation, ces moments font grand bien aux familles car il leur permet de dépasser leur sentiment de culpabilité. L’Eglise ne juge personne. Elle les aime toutes, qu’elles soient divorcées, séparées, vivant en concubinage… Elle les soutient en leur proposant un chemin exigeant : la sainteté.

Bernadette Lennerts

 

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