JMJ : Majdanek, l’apogée de la bêtise humaine

Après la brève visite de la KUL où saint Jean-Paul II a enseigné quelques années, l’après-midi fut rempli de tristesse. Les visages des jeunes comme des vieux sont fermés, les mines sont décontenancées. Témoignage de Christophe (Tubize)

Nous nous sommes rendus dans un camp de concentration et d’extermination. Il y en avait beaucoup en Pologne. Le plus frappant dans celui-ci est la proximité qu’il y avait avec la ville de Lublin : 2 km. Aujourd’hui, les habitations voisines ont vue sur les baraquements. De la route, bien que l’on puisse voir ces constructions de bois, on ne s’imagine pas le nombre de prisonniers et l’étendue de ce camp. C’est en s’approchant, en le visitant que nous pouvons nous pleinement intégrer l’ampleur de ce carnage. C’est là, tout l’intérêt de préserver et de rendre accessible ces « cimetières ».

C’est ainsi que le site nous est présenté par notre guide. Après avoir été à Auschwitz, je suis moins choqué, moins bouleversé. Au contraire, je suis révolté par la noirceur des âmes qui habitaient ces soldats et ces commandants. Les prisonniers devaient travailler au champ ou réparer des chaussures. Celles-ci étaient revendues en Allemagne. Avant d’être exécutés, on les rasait et leurs cheveux étaient utilisés dans la confection de vêtements vendus en Allemagne également. Une fois tués, leurs cadavres étaient fouillés pour en tirer de la valeur (dents en or, …). Enfin, la chaleur dégagée par la combustion de leurs corps chauffait l’eau du bain des hauts gradés. Cette baignoire se trouvait à 5 m des fours crématoires, dans le même bâtiment…
Voilà un exemple de ce qui nous a touché. Inutile d’en écrire plus sur cette horreur.
Christophe, Espérance-Tubize

© Textes photos jmj.be

A suivre

 

Eglise catholique de Belgique
Vicariat de Brabant wallon
chaussée de Bruxelles, 67
B-1300 Wavre
0032 (0)10 : 235 . 260

Secrétariat du vicariat
Eva Calatayud Saorin
0032 (0)10 / 235.273