Europe : "Pour regagner la confiance, il faut des solutions concrètes"

La rencontre annuelle de haut niveau de l’UE avec les dignitaires religieux représentant diverses religions et confessions s’est tenue cette année pour la 10e fois. Conduite par le Cardinal Reinhard Marx, la rencontre s’est tenue au siège de la Commission européenne à Bruxelles à l’invitation des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy, ainsi que du vice-président du Parlement européen, László Surján.

À la lumière des résultats des élections européennes et dans le contexte d’un euro-scepticisme croissant, de la crise économique ainsi que du récent attentat contre le Musée juif de Bruxelles, les participants ont discuté de questions liées à l’avenir de l’Europe et à sa dimension sociale.

Pour le Cardinal Marx, l’UE ne pourra regagner la confiance de ses citoyens que si elle parvient à apporter des solutions concrètes aux problèmes et défis actuels, tels que le chômage, le changement climatique, la migration ou les négociations sur l’Accord de libre-échange transatlantique (TTIP). "Si l’UE parvient à proposer des solutions concrètes, elle sera mieux acceptée," a affirmé le Cardinal Marx.

"Jean Monnet a dit une jour que l’Europe unie devait être une contribution à un monde meilleur. La question de savoir si l’Europe contribue à un monde meilleur doit se poser dans tous les champs d’action politique de l’Union, y compris lorsqu’il s’agit de cet accord de libre-échange. Celui-ci offre la possibilité de contribuer, sur la base des valeurs occidentales inspirées par le christianisme, à l’élaboration de normes internationales et d’une gouvernance mondiale ".

Concernant plus particulièrement le TTIP, le Cardinal Marx a ajouté : « Le libre-échange implique la possibilité d’accéder à une plus grande prospérité, et il faut donc dans un premier temps saluer une telle perspective. Mais le marché a également toujours besoin de règles claires. Les deux partenaires transatlantiques qui, ensemble, constituent un Occident formé par le Christianisme, peuvent favoriser par un tel accord, l’émergence dans l’économie mondiale de normes claires et fondée dans une éthique. Par conséquent, l’Accord de libre-échange ne signifie pas seulement une opportunité, mais une responsabilité particulière pour l’Europe et les États-Unis.

Parmi les questions éthiques qui sous-tendent l’accord de libre-échange, la plus importante consiste à savoir qui bénéficie de l’accord : Ce projet d’accord se conforme-t-il réellement à son exigence de servir le bien commun ? Cet accord permet-il uniquement aux pays riches de se barricader afin de se partager entre eux encore plus d’avantages au détriment des pays émergents et en développement ? Ou alors parviendra-t-on, par le libre-échange, à générer des avantages pour les plus vulnérables dans le monde ? "

En début de rencontre, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attentat contre le Musée juif de Bruxelles le 24 mai dernier et ils ont adopté une déclaration conjointe concernant la situation de Meriam Ibrahim, une chrétienne soudanaise qui a été condamnée à mort pour « apostasie ».

comece

 

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