L’Avent en prison 2016

Ensemble, on a le pouvoir de changer les choses…

Mais pourquoi donc faudrait-il les changer ? Les hypothèses ne manquent pas : parce que telles qu’elles tournent, ça ne va plus ; parce que ça grippe – par rapport à un idéal qu’on s’est fixé, une perspective qu’on vise, une espérance qu’on voudrait justifier mais qui dépasse les forces d’un seul. Même s’il importe énormément que chacun se dépense sans compter afin que le changement (dans la manière de mieux répartir les « fruits de la terre et du travail des hommes », de mieux veiller au respect de la dignité de chaque humain sur terre et au respect de la terre elle-même) prenne corps, et qu’on le trouve non seulement judicieux mais indispensable.

Dans cette perspective, il est probable qu’une des premières choses à changer c’est la conception qu’on se fait de « vivre ensemble ». Trop souvent encore, on considère qu’on est ensemble quand on vit comme des pions, les uns à côté des autres, sans interactions, sans dialogues ni véritables rencontres, plutôt en bloc ou en groupe qu’en communauté – ou alors quand on est bien « entre soi », sans ouverture à d’autres, mais à l’intérieur de frontières trop nettement dessinées pour être honnêtes. Ce n’est bien sûr pas de cet « ensemble »-là qu’on parle ici, mais de la volonté de rassembler, comme le berger de l’évangile ses brebis - ou comme Jésus le petit peuple de ses disciples, afin de mener à bien la tâche de faire advenir le Royaume, ou de le rendre présent là où deux ou trois sont réunis en son nom.

L’ « ensemble » évangélique n’est pas défini une fois pour toutes : il n’est pas clôturé, ni immuable, mais il est ouvert, accueillant, hospitalier. Son horizon est large. Il rayonne comme la lumière. On pense à la chaleureuse lumière qui émanait de la première communauté chrétienne d’après le texte des Actes des Apôtres : « Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun. (…) Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. » (2, 44.45.47). Dieu sait qu’en prison, cet « ensemble »-là manque cruellement. On dirait que tout y est fait au contraire pour dissocier, morceler, isoler…A tout bout de champs, l’exclusion l’emporte. Et si, par quelques gestes simples, on profitait de ce temps d’Avent pour faire mentir cette remarque – en tendant la main à travers les barreaux, en témoignant par un geste de solidarité qu’ « ensemble », ça veut encore dire quelque chose de sensé ?…

Comment témoigner sa solidarité ?

  • Envoyer un message personnel aux détenus : dessins, cartes de vœux, lettres…
  • Offrir des timbres, des enveloppes, des crayons de couleur, des feutres, des bics, des cahiers, tout ce qui permet d’entrer en communication – mais aussi des agendas 2017, des jeux de société (cartes, dames, échecs, etc.), des biscuits, des sachets individuels de thé, nescafé, du chocolat, etc.

Ces messages et ces produits peuvent être déposés à la cure…

Il est toujours possible d’aider financièrement l’aumônerie en versant vos dons à l’Aumônerie Catholique des Prisons 001-3278195-59 à 1400 Nivelles. Cet argent nous permet d’accorder une aide spécifique à certains détenus particulièrement isolés.

Vos dons sont attendus jusqu’au WE des 19 et 20 décembre.
Ce délai peut être prolongé jusqu’au début janvier.
MERCI.

L’équipe d’aumônerie de la prison de Nivelles
Patricia Walckiers, Annie-Eve Ouattara, Marie-Paule Raigoso, Jean-François Grégoire.
Contact : avenue de Burlet, 4 – 1400 Nivelles – 0470/49.37.34 ou 067/89 51 00

 

Eglise catholique de Belgique
Vicariat de Brabant wallon
chaussée de Bruxelles, 67
B-1300 Wavre
0032 (0)10 : 235 . 260

Secrétariat du vicariat
Eva Calatayud Saorin
0032 (0)10 / 235.273