En Terre Sainte

Ils sont une bonne cinquantaine, pour la plupart issus du Brabant wallon à s’être envolés pour la Terre Sainte, emmenés par Mgr Hudsyn, évêque référent pour les médias. Dans ce périple organisé par les Médias catholiques, les pèlerins sont partis à la découverte de sites contrastés au rythme de la Parole de Dieu.

Dans le désert ils ont fait l’expérience de l’errance et du dépouillement, découvert la ville grouillante de Jérusalem, de Nazareth et de Bethléem. Ils ont suivi Jésus au Mont des Oliviers, passant du Golgotha à la Galilée verdoyante et fleurie et au lac de Tibériade.
Ce pèlerinage fut aussi celui de la rencontre les pierres vivantes que sont les chrétiens d’Orient. Évocation de la marche des pèlerins dans les pas du Christ

  • Jour 2
    Mercredi matin, lever aux aurores et, au départ de Césarée maritime « Les saints sont de véritables alchimistes du quotidien » (Charles de Foucauld). C’est par ces mots que Mgr Hudsyn a introduit son premier enseignement depuis Saint-Jean d’Acre à Césarée maritime.
    Ils ont fait de l’or avec l’ordinaire de chaque jour, ils ont fait de la lumière avec le clair-obscur du quotidien. Jésus nous apprend que faire la volonté du Père, la plupart du temps, cela se vit dans l’habituel, dans les choses simples de la vie. »
    Cette première journée a été aussi marquée par trois types de réalités géographiques : la mer, la plaine de Galilée et la ville de Nazareth, où nous avons rencontré le Père Emile Shoufani curé de la ville. Homme de paix et véritable pont entre les chrétiens et les musulmans, celui-ci a, une nouvelle fois, insisté sur l’importance du dialogue entre les communautés. 
  • Jour 3
    Nazareth est par excellence la ville de la Vierge Marie. Certains lieux résonnent particulièrement de connotations bibliques. Place aujourd’hui à des sites qui ont vu grandir et vivre Marie, puis Jésus, telle la synagogue où Jésus a commenté pour la première fois les Ecritures. Hors de la ville, au sommet du Mont Thabor, se trouve la basilique qui fut construite en mémoire de la transfiguration.
    Retour ensuite aux réalités complexes de la société palestinienne contemporaine avec le témoignage de Madame Ibtisam Mo’Allem, responsable d’une association qui œuvre pour les Droits de l’Homme. 
  • Jour 4
    C’est incontestablement le lac de Tibériade qui a occupé le devant de la scène aujourd’hui, puisque nous avons tourné autour de lui, tel un pivot, après avoir été à la source du Jourdain, en mémoire du baptême de Jésus.
    Tabgha, le Mont des Béatitudes, la primauté de Saint Pierre, Capharnaüm… tous ces lieux ont connu les pas du Christ.
    Étonnamment, les abords du lac de Tibériade ont peu changé malgré les aléas des conquêtes. Aussi un pèlerin du XXIème siècle peut-il aisément imaginer Jésus s’y promenant, y grandissant, y prêchant aussi. La végétation, les couleurs,… tout semble inchangé, dans ce décor préservé.
    La célébration au bord du lac restera dans la mémoire de chacun des participants. Un moment de recueillement intense.
  • Jour 5
    De Galilée en Judée… terre natale de Jésus.
    La basilique de la Nativité à Bethléem est le lieu de passage obligé des pèlerins qui se pressent en foule pour y admirer l’étoile, symbole du lieu de la naissance divine.
    A quelques kilomètres de la ville se trouve encore le Champ des Bergers, heureusement préservé au milieu des constructions qui poussent à vive allure. Ce fut le lieu de notre messe quotidienne.
    Venus à l’endroit de la naissance du Sauveur, nous avons prolongé notre démarche par la visite d’une crèche. Ce Foyer de la Sainte Famille est le seul orphelinat de Palestine, tenu par les Filles de la Charité de Saint Vincent.
    Cette journée riche en découvertes s’est achevée par l’enseignement du jour de Mgr Hudsyn. 
  • Jour 6
    Une journée riche en contrastes…
    Après la Palestine, retour à Jérusalem pour y découvrir la maquette géante de la ville il y a 2000 ans et les manuscrits de la Mer Morte à Qumran, dans un musée spectaculaire. Puis, un arrêt prolongé à Yad Vashem qui commémore l’holocauste juif.
    A l’image de la Terre Sainte, la diversité était le maître-mot de la journée, qui s’est achevée par une invitation à se retirer au désert, y célébrer l’eucharistie et entrer en coeur à coeur avec le Seigneur.
    Peut-être faut-il un peu de désert, des plages de silence et de recul pour relire sa vie, ce qu’on éprouve, ce qui se passe. Et qu’à travers tout cela il y a quelqu’un qui passe… La foi devient une expérience spirituelle heureuse quand je deviens capable de discerner cela que ma vie n’est pas une aventure solitaire, mais qu’elle est habitée par une Présence. L’essentiel est d’apprendre à en reconnaître les traces sur le rivage des mes journées. » (Mgr Hudsyn)
  • Jour 7
    L’heure des bilans approche à tire d’ailes ! Nous ne pouvons pas quitter Israël sans nous rendre au mur dit – en occident – des Lamentations
    Là, hommes et femmes des trois religions monothéistes s’y retrouvent pour prier, dans une union qui n’est pas feinte. La conscience de partager un recueillement semblable, à défaut d’une même foi, rend ce moment mémorable.
    Journée particulière que ce 15 octobre 2013, puisque les musulmans célébraient la fête du Sacrifice. Aussi l’esplanade était-elle fermée aux autres confessions. Qu’importe, le Mur était accessible à tous.
    Haut-lieu de la chrétienté, le Saint-Sépulchre nous attendait. Dévotion et piété populaire s’y côtoient dans le brouhaha.
    Enfin, en guise de conclusion à ce périple soutenu, Marie-Armelle Beaulieu (Custodie de Terre Sainte) a dressé un portait contrasté des sociétés israélienne et palestinienne contemporaines. Oui, riche de mille contrastes, la Terre Sainte ne manque pas de surprendre.
    Un pèlerinage réussi, aux dires des participants réjouis. A chacun, maintenant, de le poursuivre dans son quotidien belge. Bonne route !
    MCBF/AT/LT
 

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