Début de la vie - quelques textes

Face à la rapidité de l’évolution de la science en matière de nouvelles technologies biomédicales, l’Instruction romaine "Dignitas personae" sur certaines questions de bioéthique, publiée vendredi 12 décembre 2008, affronte certaines problématiques récentes en réaffirmant que l’embryon humain a, "dès le commencement, la dignité propre à la personne".

Le document de la Congrégation pour la doctrine de la foi a été travaillé par les membres de ce dicastère assistés d’experts et de membres de l’Académie pontificale pour la vie. Il porte la signature du cardinal William Levada et de Mgr Luis Ladaria, respectivement préfet et secrétaire de la congrégation en charge de la doctrine. Benoît XVI, le 20 juin dernier, en a approuvé et ordonné la publication lors d’une audience accordée aux responsables de la congrégation.

En préparation depuis plusieurs années, ce document publié le 12 décembre par la Congrégation pour la doctrine de la foi est une "mise à jour" de l’Instruction "Donum vitae" publiée en 1987 également par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il réaffirme également que la procréation doit être "le fruit du mariage" et met en garde contre les risques d’eugénisme.

Le document d’une trentaine de pages se défend d’être une intervention de l’Eglise dans le domaine propre de la science médicale, mais il entend rappeler à toutes les parties prenantes, la responsabilité éthique et sociale de leurs actes. "Dignitas personae" critique la perspective eugénique de certaines technologies biomédicales.

Devant le nombre très élevé d’embryons sacrifiés dans les techniques de fécondation in vitro, l’Instruction dénonce "l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire" mais aussi la sélection génétique de leur enfant opérée par de plus en plus de couples non stériles.
Outre l’avortement ou la fécondation in vitro, il dénonce ainsi en particulier l’ensemble des techniques de clonage, la recherche sur les cellules souches embryonnaires, la congélation des embryons ou le diagnostic préimplantatoire.

"Dignitas personae" commence en réaffirmant un principe fondamental : "la dignité de la personne doit être reconnue à tout être humain depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle". Ainsi, réaffirme ce texte, "le corps d’un être humain, dès les premiers stades de son existence, n’est jamais réductible à l’ensemble de ces cellules". Dans le même temps, "une procréation réellement responsable vis-à-vis de l’enfant à naître doit être le fruit du mariage".

De nombreux "non" qui sont des "oui"

"L’enseignement moral de l’Eglise a parfois été accusé de comporter trop d’interdictions", reconnaît le document du Vatican adressé aux "hommes de bonne volonté" et particulièrement aux médecins et aux chercheurs qui sont "ouverts au dialogue et désireux de parvenir à la vérité". Mais l’Instruction vaticane soutient que, "derrière chaque ‘non’ se reflète, dans l’effort de discerner entre le bien et le mal, un grand ‘oui’ à la reconnaissance de la dignité et de la valeur inaliénable de chaque être humain, particulier et unique, appelé à l’existence".

En matière de techniques d’aides à la fertilité, "Dignitas personae" invite à "exclure toutes les techniques de fécondation artificielle hétérologue et homologue. L’Eglise encourage alors l’adoption "pour répondre au désir de nombreux couples stériles".

 

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