Bois-Seigneur-Isaac : six heures pour la vie consacrée…

C'est en ce 12 avril, dimanche de la Miséricorde, que le doyen Alain de Maere, a souhaité que les Unités pastorales de Braine-l'Alleud et de Braine-le-Château expriment leur reconnaissance pour la Vie consacrée présente dans les paroisses depuis de très longues années.

De 10h30 à 16h30, le monastère Saint-Charbel de Bois-Seigneur-Isaac a accueilli laïcs et religieuses pour cette belle rencontre. L’eucharistie de 10h30, concélébrée par le doyen et les moines maronites, fut animée par la chorale paroissiale qui eut la gentillesse d’inscrire dans son programme quelques chants choisis par les religieuses.
Après le partage d’un pique-nique fraternellement préparé et offert par la communauté maronite, l’après-midi fut le temps de la découverte de la genèse et de la spiritualité de chacune des 4 familles religieuses.
Le Père Charbel Eid, prieur du monastère, brossa en une demi-heure la longue histoire de son Ordre religieux. L’Église Maronite fut fondée en Syrie, au 5ème siècle par saint Maron. En 1695, quatre jeunes moines maronites quittèrent la ville syrienne d’Alep et s’installèrent dans de Nord du Liban pour y fonder l’Ordre Libanais Maronite. C’est en 2009 que les religieux libanais vinrent s’installer à Bois-Seigneur-Isaac et donnèrent à leur monastère le nom de Saint-Charbel, moine maronite libanais, canonisé par Paul VI en 1977.
Des communautés à l’écoute de leur temps
L’Ordre Libanais Maronite a joué un rôle important dans le développement culturel, universitaire et humanitaire du Liban. Il veille toujours à enraciner le peuple libanais dans sa terre (dans son exil, ses persécutions comme dans sa reconstruction), convaincu que la terre symbolise le don et la mission et que celui qui l’abandonne perd sa personnalité et son histoire.
Trois congrégations religieuses féminines sont encore présentes dans les deux UP : les Ursulines de Onze-Lieve-Vrouw à Waver, les Filles de Marie de Pesche et les Sœurs des Sacrés-Coeurs de Virginal. Fondées toutes trois durant le premier tiers du 19ème siècle, dans une Belgique naissante, elles ont largement contribué à l’éducation religieuse et à l’instruction des filles en cette période marquée par la pauvreté et l’ignorance religieuse surtout dans les campagnes.
A la suite du Christ miséricordieux
Les 3 objectifs assignés par le pape François à l’Année de la Vie consacrée (regarder le passé avec reconnaissance – vivre le présent avec passion – embrasser l’avenir avec espérance) ont servi de fil conducteur à une présentation de type diaporama de ces congrégations féminines.
Faisant le lien entre ce dimanche de la Miséricorde et le charisme des trois congrégations enseignantes, le doyen Alain de Maere, dans son homélie, avait rappelé à l’assemblée que ce qui conduit Jésus à enseigner, c’est sa miséricorde : « Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient des brebis sans berger. Alors il se mit à les enseigner longuement. » (Mc 6,34). La journée s’est achevée par la prière du chapelet et par un temps d’adoration du Saint-Sacrement.

Renée Vanderhaegen, congrégation des Sacrés-Cœurs, Braine-l’Alleud

Crédit photo : Ordre Libanais Maronite

 

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