Beauraing au diapason des périphéries existentielles

L’abbé Christophe Rouard, soeur Marie-Flore Pessleux des soeurs de la charité de Namur et Anne Dupont, engagée dans le mouvement Sant’Egidio en Wallonie ont animé l’après-midi du 8 mars. Ce faisant, à l’aune des Sanctuaires de Beauraing qui marquent l’importance des personnes en périphéries, chaque intervenant aura témoigné de l’attention à apporter aux plus fragilisés pour vivre l’Evangile comme le Pape François nous y invite. La pauvreté, la maladie, les difficultés morales, l’incroyance….étaient les hôtes de cette après-midi ouverte à tous. Voici le résumé de l’intervention d’Anne Dupont.

Anne Dupont appartient à la communauté Sant’Egidio, elle a trouvé à cet engagement un prolongement dans un service pastoral pour l’Eglise du Brabant wallon. Auprès de personnes âgées d’une maison de repos ou des sans-abris, l’écoute et l’amitié sont des moteurs important dans le service de la jeune femme. Elle a accepté de prendre en charge la pastorale des solidarités au Brabant wallon pour valoriser le lien entre les initiatives de charité et la vie de foi, comme une actualisation de l’Evangile au coeur de chaque communauté chrétienne, dans les paroisses. Pour elle, la pastorale des périphéries rejoint ces deux terrains d’expérience.

En Belgique, Sant’Egidio rencontre les pauvres au travers de sans-abris, d’enfants de quartiers défavorisés, de prisonniers, de réfugiés, de personnes âgées dans les quartiers ou les maisons de repos. Le témoignage d’Anne Dupont s’enracine particulièrement dans le monde des sans-abris et des personnes âgées confrontées bien souvent à une grande solitude dans une maison de repos, ou dans les quartiers populaires de ville.

S’approcher des périphéries

« Le chrétien, quel que soit son engagement dans des actions sociales de solidarité, ne peut pas se dispenser d’un chemin de relation personnelle, cordiale et amicale avec les pauvres. C’est un peu cet appel à une relation personnelle que portent les mots du pape François dans Evangelii Gaudium quand il nous dit que "Sortir vers les autres pour aller aux périphéries humaines ne veut pas dire courir vers le monde sans direction et dans n’importe quel sens. Souvent il vaut mieux ralentir le pas, mettre de côté l’appréhension pour regarder dans les yeux et écouter, ou renoncer aux urgences pour accompagner celui qui est resté sur le bord de la route." (EG 46)

L’amitié occupe une place centrale dans notre relation avec les pauvres, témoigne la déléguée aux Solidarités. Les pauvres ne sont pas des clients ou des demandeurs d’aide, mais des amis. Cette pastorale nous demande de remettre au centre ceux qui en sont exclus. " Que veut dire remettre au centre ?questionne-t-elle. Je le vois comme se tenir au pied de la croix : un lieu périphérique, au-delà de murs de Jérusalem et qui devient le centre de l’histoire des hommes avec Dieu. "
Des initiatives bien concrètes expriment cela, et d’exposer les actions menées dans les grandes villes comme à Bruxelles, Liège, Anvers.

En conclusion

La pastorale des périphéries est un acte de foi, c’est une expérience de libération en renonçant à faire de nous le centre du monde, " se pencher sur les périphéries n’est pas seulement une question de bonté humaine pour donner une part de notre confort aux autres … : sortir de nous-même, se décentrer pour que quelque chose bouge, c’est ainsi qu’advient le Seigneur et son Royaume."

B.L.

 

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