Année de la miséricorde, quelle actualité, quels défis ?

Le 24 mai 2016, Mgr Jean-Luc Hudsyn était invité par la communauté paroissiale de Gentinnes pour leur parler de l'année de la miséricorde. Voici un écho de cette conférence

Mgr Jean Luc a ouvert sa communication en indiquant que c’est en réfléchissant à la violence qui secoue notre monde que le Pape François a décrété une année jubilaire extraordinaire autour d’un thème qui est au cœur des béatitudes : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » Lc 5,7.

Le conférencier a pris soin de souligner que "miséricorde" est un mot qui a priori passe mal : « ça fait un peu misérabiliste, ou alors une espèce de laxisme qui excuse tout ». Et pourtant, il s’agit d’un thème d’une grande actualité à plusieurs niveaux ; mais c’est en même temps, un défi qui exige une vraie conversion intérieure.

Après un tour du thème dans la tradition de l’Eglise et dans l’enseignement du magistère, l’orateur a entrepris une enquête sur ce qu’en dit la Bible. Dans la Bible hébraïque, il a indiqué que le terme qui traduit le mot miséricorde est lié à deux séries de réalité : la tendresse de Dieu, le sentiment émotionnel qu’éprouve une mère devant son enfant quand il est menacé, et la fidélité à l’égard de celui qui est pauvre, celui qui est en difficulté.

L’orateur a invité à tenir ensemble la complémentarité de ces deux versions du mot miséricorde, à savoir s’approcher de l’autre en se laissant toucher par ses entrailles, mais aussi avoir la capacité de s’engager au service de l’autre, dans les grands problèmes de société.

Dans le Nouveau Testament, en particulier chez Luc, toutes ses paraboles de miséricorde caractérisent l’agir du père qui va à la recherche de la brebis perdue, qui accueille son fils perdu et qui s’occupe de l’étranger attaqué sur la route.

« La miséricorde, c’est la carte d’identité du Dieu chrétien ».
Mais sa pratique est aussi un vrai critère de discernement. Elle permet de reconnaître ceux qui sont disciples du Christ.

L’évêque conclut sa conférence en disant : « Etre une église, c’est montrer ce visage maternel de Dieu à l’humanité blessée ; une Eglise qui n’attend pas que les blessés frappe à sa porte, mais elle va les chercher, elle les accueille, elle les soigne et leur fait sentir qu’ils sont aimés  ».
Y aurait-il meilleure manière de souligner l’actualité de ce thème, et les défis qu’il nous lance ?

Patrick KIPASA MAYIFULU

 

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