André Wénin : Quand les femmes prennent les choses en main

André Wénin qu’il ne faut plus présenter était l’orateur de la 3e conférence du cycle « le salut vient des femmes », avec une conférence intitulée « Quand les femmes prennent les choses en main ». Son intervention s’est intéressée à 3 femmes qui ont su tirer profit du cadre imposé à leur condition féminine – leur rôle confiné à la maison, en famille, leur charme – pour peser sur le cours de l’histoire.

D’abord Rebecca, la femme d’Isaac, qui préfère son fils Jacob à son jumeau Esaü. Elle va ruser pour le favoriser en trompant le vieil Isaac devenu aveugle. Elle ne se gêne pas d’écouter aux portes et de dicter à Jacob la conduite à suivre pour qu’il soit le premier à bénéficier de la bénédiction paternelle… et elle trouve le moyen pour que celui-ci décroche la bénédiction paternelle lui permettant de partir au loin et d’échapper à la colère de son frère Esaü (Gn 24-28)

Autre figure, Ruth la Moabite, qui préfère quitter sa terre natale, Moab, plutôt que d’abandonner sa belle-mère Noémi, Israélite, qui a perdu son mari et de ses deux fils et retourne à Bethléem. Jeune veuve étrangère, elle devient glaneuse. Mais son courage n’est pas passé inaperçu aux yeux de Booz : « On m’a dit et répété tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, comment tu as quitté ton père, ta mère et le pays de ta parenté, pour te rendre chez un peuple que tu n’avais jamais connu de ta vie » (Rt 2,11). Des expressions qui font d’elle un nouvel Abraham…Sa justesse et sa délicatesse conduiront Booz à la prendre pour épouse, une union fera de cette étrangère la grand-mère du roi David.

Last but not least, Judith, une jeune veuve, refuse de s’incliner devant le siège qu’Holopherne, général de l’armée assyrienne, impose à Béthulie. Elle s’inscrit en faux contre les chefs des habitants de la ville qui seraient prêts à se résigner. Elle va ruser et user de tout son charme féminin pour venir à bout d’Holoferne auquel elle ment autant qu’elle le flatte, le séduit… pour réussir à se trouver seule avec lui dans sa tente. Mais il est tellement ivre qu’elle lui tranche la tête et réussit à s’enfuir… innocemment. Ici, c’est le combat de David contre Goliath qui est mis une nouvelle fois en scène par cette femme audacieuse.

Ces récits qu’on peut rapprocher d’autres histoires féminines mettent en scène des femmes qui se battent bien souvent pour d’autres qu’elles et qui ouvrent des brèches pour empêcher le monde de tourner en rond.

Catherine Chevalier

 

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