24h pour le Seigneur dans l’UP de Tubize, les 4 et mars 2016

Récit des 24h pour le Seigneur, et compte-rendu de la conférence de Mgr Hudsyn

Les 24h pour le Seigneur est une initiative lancée par le pape François en 2014. C’est une église ouverte pendant 24h, qui invite à vivre un temps pénitentiel pour mettre la prière au cœur de ce temps de carême, ainsi que pour (re)découvrir le sacrement de réconciliation ! En effet, vivre la miséricorde c’est d’abord la recevoir pour pouvoir la vivre après à l’extérieur, afin de devenir nous-même miséricordieux. C’est, je pense, dans le sacrement de réconciliation que nous touchons du doigt la grandeur de la miséricorde !

Nous commençons ce temps par la conférence de notre évêque auxiliaire, Mgr Jean-Luc Hudsyn, à l’église Notre-Dame Immaculée de Tubize.

Après une brève étymologie, Monseigneur nous retrace les origines pas toujours bien comprises, de ce mot « miséricorde ». Mais, au fil du temps, quelques grandes figures de l’Église y ont apporté leur éclairage. Jean XXIII a ouvert le concile Vatican II en 1962 avec ces mots : L’Église, pendant 20 siècles, a su combattre les erreurs, elle l’a fait avec détermination et parfois avec force, mais aujourd’hui, l’Église préfère utiliser la miséricorde. Ce concile s’est conclu sous le pontificat de son successeur, Paul VI, en 1965.

Le pape Jean-Paul II était également très sensible à la miséricorde : il y a consacré sa 2ème encyclique Dives in Misericordia (Dieu riche en miséricorde) en 1980. Il invitait tous les baptisés à devenir des apôtres de la Miséricorde Divine, il y soulignait l’urgence et l’actualité de cette annonce ! C’est d’ailleurs lui qui a canonisé en 1993, la sœur de la Miséricorde : sainte Faustine Kowalska.

Aussi, notre pape François nous demande-t-il aujourd’hui de nous interroger sur la miséricorde comme « personne » et comme « Église » (acteur/ moteur de cette miséricorde). Le logo de cette année jubilaire nous le montre bien : Jésus est le visage de la miséricorde du Père. Mais que nous disent les différentes traductions de la Bible ?

La Septante et la nouvelle traduction liturgique qui traduit directement des textes grecs et hébreux, nous dévoilent des mots très différents mais complémentaires de cette « miséricorde » ! Tantôt il souligne la tendresse, l’émotion, le sentiment maternel (littéralement : les entrailles) mais encore et aussi la fidélité, prendre soin de l’autre, se faire solidaire, vivre une histoire d’amitié, faire alliance, s’engager, tout comme le pardon, la pitié (sans propos péjoratif) … voilà ce que renferme ce mot miséricorde, dont Dieu nous parle tout au long de l’Écriture. Monseigneur nous rappelle aussi ce passage d’Ézéchiel, qu’il a lui-même redécouvert lors d’une retraite avec notre nouvel archevêque, Mgr De Kesel : Je suis passé près de toi, et je t’ai vue te débattre dans ton sang (…) je t’ai dit  : ‘Je veux que tu vives !’ (Ez 16,6), où le prophète compare Jérusalem à une femme… Malgré les infidélités de Jérusalem, Dieu est pris de miséricorde ! Car la miséricorde est aussi une relation qui se construit.

Monseigneur nous donne encore un autre exemple de miséricorde, dans le livre de la Genèse : en comparant l’arbre de Vie au milieu du jardin d’Eden avec notre ego qui veut toujours la place centrale… Mais Dieu revient toujours vers l’homme malgré ses faiblesses, Il reprend toujours le dialogue avec sa créature ! Dieu n’est pas indifférent, Il est sensible et se sent concerné par l’Homme. Dans le Nouveau Testament, la miséricorde atteint sa plénitude en la personne de Jésus, c’est la miséricorde en actes, Il va vers ceux et celles qui sont en marge de la société. Dieu nous ouvre ses bras au travers de Jésus en croix, sommes-nous prêt à recevoir cette miséricorde ?

Saint Paul prêche aussi cette miséricorde sans toutefois écrire ce mot. Pourtant, mieux que quiconque, il sait de quoi il parle, lui qui a persécuté l’Église (avant sa conversion), il a fait cette expérience personnelle du don de la miséricorde, non grâce à ses actes mais par pure grâce de Dieu !

Un chrétien est appelé à construire des ponts, non des murs ! Nos blessures sont souvent la source de nos comportements négatifs, mais Dieu a envoyé son Fils pour nous guérir et nous sauver ! Ne soyons pas une Église (des chrétiens) qui juge mais une Église bienveillante, qui parle de l’amour de Dieu pour l’Homme !

À l’exemple de Jésus avec les disciples d’Emmaüs, nous sommes appelés à accompagner l’autre même s’il va vers d’autres chemins. Le grand pari de la Miséricorde c’est qu’elle puisse changer le monde ; car c’est en recevant gratuitement la Miséricorde que l’on change le cœur des gens et donc le monde ! Amen.

Après cette exhortation, Monseigneur, avec nos 14 prêtres du doyenné de Tubize, ont célébré la messe d’ouverture des « 24h ».

Natacha

Voici quelques témoignages des artisans de ces 24h pour le Seigneur au sein de notre UP…

- Nuit d’adoration :
La nuit d’adoration a commencé à la fin de la messe, célébrée par Mgr Hudsyn, qui s’est terminée peu après 21h. L’adoration a été animée par la chorale de Notre-Dame Immaculée jusqu’aux environs de 22 h, et s’est poursuivie toute la nuit, avec d’autres animations à certains moments. Un prêtre était constamment présent. L’adoration s’est terminée avec une prière puissante du père Anselme.

- Laudes et messe à Clabecq :
À 10, nous avons vécu ce temps de prière communautaire des Laudes devant le Saint Sacrement, suivi de la messe : un moment fort pour commencer cette nouvelle journée dans une grande proximité avec le Seigneur ! Grand merci au père Irénée et à ses paroissiens !

- Adoration avec les enfants à l’église Saint Martin de Oisquercq.

- Chapelet de la Divine Miséricorde :
Comme prévu au programme de la journée 24h pour le Seigneur, la paroisse Ste-Gertrude, réunie autour du curé, le père Michel Muwala, nous a fait vivre un temps fort de la méditation du chapelet de la Divine Miséricorde. On pouvait y remarquer la présence de fidèles venus d’autres paroisses de l’UP Tubize.

- Pôle jeunes prière dans l’esprit de Taizé.

- Domaine évangélisation : Lecture biblique à l’église du Christ Ressuscité.
Un petit groupe de 6 a été constitué pour ce temps de partage autour du texte de la Transfiguration selon l’évangile de saint Luc. Selon le principe de la Lectio divina, nous avons lu et médité la Parole en lien avec notre vie en confiant le tout dans la prière. Beau temps de partage !

- Messe de clôture à Saintes :
L’Unité pastorale construit petit à petit son nid. En effet, des paroissiens des autres églises de l’UP étaient au rendez-vous pour cette messe, après laquelle beaucoup se sont retrouvés autours d’un verre de l’amitié préparé par les jeunes enfants de la paroisse. Temps de partage réussi !

Merci à toutes celles et ceux qui ont mis « du cœur à l’ouvrage » !

Natacha

 

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